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«Eve Giordani s’est assise sur les marches carrelées du bord de la piscine et n’a plus bougé. L’appareil photographique posé à portée de doigts, elle a observé le dessin des mouvements aquatiques en laissant venir les images. L’eau a envahi son cadre tandis que les corps lui disputaient l’espace. Il y a de la réserve, de la précarité, de la pudeur dans l’oeil d’Eve Giordani, du voile sur ses images. Une intelligence du regard qui nous effrite, nous mouille, nous pique et nous invitent parfois à nous jeter aussi»
Valérie Vanhoutvinck |