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octobre 2008

 

 

 

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Le premier voyage de La Miséricorde est fini ; nous repartons dans 18 mois.

 

 

Fin première partie du voyage

 

 


Nouvelles de Michel TORDOIR et de "La Miséricorde"

 email octobre 2005

J’avais hâte de retrouver les jours sans fin, les navs sans arrivée, ou si lointaine, l’océan du Nord, ses couleurs, sa solitude. Et j’ai eu de la chance cette année. Que des vents portants, peu de brumes et brouillard, beaucoup de soleil. Et ce, pour l’aller et le retour. Un nouveau tour au Nord du cercle arctique pour aller voir le Groenland. Bien qu’un peu tôt en saison, je tentai une approche début juillet, mais à 60 milles du Scoresby Sound, je me suis retrouvé devant un mur de glace infranchissable. En attendant l’ouverture, je décidai d’aller passer un peu de temps à Jan Mayen.

 Deux jours plus tard nous y étions. Longeant la côte  SE que je ne connaissais pas encore, elle m’apparut, encore plus sauvage que dans mes souvenirs. Ce ne sont que montagnes explosées et roches déchiquetées, tendant parfois vers le ciel des éperons acérés. C’est noir et blanc, noir de roches volcaniques, blanc de neige. Cela me coupe le souffle, c’est d’une beauté sans douceur, mais tout en force, comme un combat pour la vie.

Après une semaine passée de baie en baie, il y eut ce jour, important pour la suite du voyage. Pour préparer un repas, je dus ouvrir la dernière réserve de riz. Alors je fis une vérification complète. Le bilan fut à l’image du riz : c’était la fin des haricots. J’avais assez de vivres pour revenir à l’aise à Bruxelles et ça s’arrêtait là. C’est donc ce que je devais faire… et ce que je fis. 

Je m’arrêtai toutefois encore un mois aux Shetland, ce fut le temps des « au revoir ». Un temps où toutes les excuses sont valables pour remettre le départ. Mais fin août, il le fallait, je mis en route vers Amsterdam où Anne embarqua. J’étais content que son agenda professionnel lui permette une semaine d’absence, et qu’elle puisse (et accepte !) nous accompagner, La Miséricorde et moi, dans les derniers milles du premier voyage.

Après, ce fut Ostende, où, sur l’estacade, je reconnus mes parents, Céline ma fille, Nestor et Maorie, les amis du départ. Rien n’a changé. Nous nous retrouvons, et bien vite nous tombons dans les bras des uns des autres.

Ensuite l’histoire touche à sa fin. Nous avons passé le dimanche comme tous bons belges quand ce jour est ensoleillé : à arpenter la plage, les pieds dans l’eau des vagues mourantes, les chaussures à la main. Le lundi presque tout le monde pris le train, vers Bruxelles ou le Sud de la France. Quant à mon père, Anne et moi, nous sommes repartis pour la dernière fois en mer. Au soir nous avons jeté l’ancre dans l’embouchure de l’Escaut, derrière la petite île De Bol, au large de Breskens. Le mardi, nous avons remonté l’Escaut jusqu’à Ruppelmonde et le mercredi nous sommes allés jusqu’au Bryc où La Miséricorde a retrouvé sa place quittée trois ans et deux mois plus tôt.

Le premier voyage de La Miséricorde est fini ; nous repartons dans 18 mois.

Entretemps, je vais découvrir un nouveau métier, celui de l’édition. Je vais en effet essayer de publier un livre que je viens de terminer. Aussi, je replonge dans le monde du travail pour remplir la caisse de bord.

 Et comme toujours, des infos plus complètes et plus de photos sur www.lamisericorde.free.fr

 


Email du 18/06/2005

Après une circumnavigation de l'Ecosse en avril et mai, j'ai traîné dans le Firth of Clyde, au sud-ouest de l'Ecosse, jusqu'à aujourd'hui.

Cette région est vraiment merveilleuse pour qui aime les décors spectaculaires et pour qui n'a pas peur de l'incertitude météo. Chaque endroit est différent et chaque endroit essaie d'être le plus beau. Le voyageur va vraiment de surprise en surprise. Et constante, partout les gens m'accueillent vraiment chaleureusement. C'est un vrai plaisir. Il y a notamment l'île d'Arran, que les prospectus touristiques appellent l'Ecosse en miniature.

C'est un endroit idéal pour les amoureux de la nature, qu'il soit promeneur, marcheur, cycliste, marin, qu'il s'intéresse à la géologie, la faune ou la flore voire au golf.

L'île s'étant sur une bonne trentaine de  kilomètres nord - sud et sur moins de 20 kilomètres est - ouest, et présente des collines, des plaines, des montagnes, des rivières, un cercle de pierre, des grottes, des baies, des bois, des plaines, des châteaux.

C'est assez complexe au niveau géologique, l'île est traversée par la faille qui est la frontière Lowlands - Highlands.

Ainsi le sud est plutôt un paysage de collines, et le nord montagneux avec le Goat Fell qui culmine à 872 mètres, lui-même entouré de plusieurs sommets de 800 mètres.

Mais sinon, Bute, Islay, Jura, Geigha, Kintyre sont autant d'endroit  qui valent vraiment la peine.

 

Il est maintenant temps pour moi de mettre en route pour le nord. Au programme de l'été, il y a l'exploration du Scoresby Sound, le plus grand fjord du monde, sur la côte est du Groenland.

 

Je vous en dis plus en septembre.

 

Et pour ceux qui veulent des détails et des photos, vous êtes les bienvenus sur www.lamisericorde.free.fr .

Michel


Nouvelles de "La Miséricorde" (12)

Mail du 16/11/04
J'ai passé plus d'un mois en Islande, je n'ai vu qu'une petite partie, mais quelle belle et surprenante île. Encore un vrai pays Viking. Des marins, que des marins, du pêcheur au facteur ! La mer est le pilier unique de son économie florissante. Géologiquement, l?île est très jeune : 60 à 70 millions d?années. Quand les éruptions volcaniques atteignirent le niveau de l?océan et construisirent le pays, les dinosaures avaient déjà disparu du globe.
Pour faire simple, on peut dire que falaises, fjords et ports forment une ceinture qui enferment volcans, déserts et glaciers. Les promenades, à pied, en bateau ou en 4x4 offrent des décors à chaque fois différents et toujours grandioses.

J'y serait bien resté plus longtemps, mais au mois de septembre, arrivèrent des icebergs, de la neige et des coups de vent. Il était temps de rejoindre les Shetland où je vais à nouveau passer l'hiver. Ce fut une belle traversée vivifiante, parfois bien venteuse.

Depuis mon retour, j'ai préparé des photos pour illustrer cette année de navigation et aussi j'ai aussi le plaisir de vous annoncer que dès à présent La Miséricorde a son site internet www.lamisericorde.free.fr . Le but de ce site est de mettre à disposition de tout le monde mes nouvelles complètes, illustrées de nombreuses photos.

Il y a moyen de s'abonner à une newsletter pour ceux qui préfèrent recevoir les nouvelles par e-mail (ou savoir que de nouvelles photos sont sur le site). Un forum existe permettant de discuter du voyage ou de ce que vous voulez. Par la force des choses, je n'y serai pas très souvent et mes réponses à d'éventuelles questions seront parfois tardives.

Quelques autres pages aussi, allez voir, vous serez accueillis à chaque visite aléatoirement par une des photos du site.

Le site est en hébergement gratuit, le volume est donc limité. Petites photos, pas trop de pages (en dehors des nouvelles), ... je le developperai peut-être un jour, mais je le répète, au jour d'aujourd'hui, l'unique but est la mise à disposition de mes nouvelles.

A bientôt

Michel

 

   

Nouvelles de "La Miséricorde" (11)

mail du 24/08/04

 

J'espère que l'été vous a offert quelques belles navigations et que vous avez pu en profiter comme vous vouliez.

De mon côté, depuis plus d'une semaine à Akureyri dans un fjord du nord de l'Islande, depuis trois semaines sous un splendide soleil, voici quelques nouvelles pour le site du Bryc.

La Miséricorde et moi avons passé au printemps deux mois en Ecosse, dans les Hébrides Extérieures. Splendides de solitudes. Ce sont des îles arides, des îles collines, des îles montagnes, des îles rochers, d'immenses plages de sable blanc ou des falaises, avec oiseaux de terre, aigles et coucous et oiseaux de mer. Les lochs sont parfois de vrais labyrinthes d'îles où, au centre, on débouche sur un petit plan d'eau où l'on peut ancrer. Loch
Scadabay, sur Harris, est lui un loch qui donne dans un loch. Son entrée
n'est pas large et va en se rétrécissant. Après, nous avons débarqué sur un plan d'eau circulaire. J'ai ancré au milieu, dans trois mètres d'eau, fond de sable. A marée basse il me manque 10 cm d'eau, alors pendant quelques
minutes, La Miséricorde se repose un peu. Le soir, quand le vent tombe, je m'assied sur le bib et je regarde ce royaume. Grandeurs et quiétudes
gaéliques, solitude, paix, si loin de la folie des hommes. Dédale de bras
de mer entre rochers et avancées de terres.

Au loin les montagnes, plus près les collines, des fougères, beaucoup de bruyères. Terre blanche des cultures, parfois, terre noire de la tourbe, presque toujours. Terre d'eau aussi, on ne sait si les îles se sont fait une place dans l'océan ou si c'est l'océan qui aurait oublié de tout couvrir. Fascination. J'ai l'impression d'être seul au monde, seul survivant de je ne sais quoi, et
cela m'émerveille.

J'ai aussi passé quatre jours dans l'archipel de St Kilda, les îles les
plus isolées des îles britanniques qui émergent de l'Océan Atlantique 41
miles à l'ouest des Hébrides Extérieures. Elles possèdent les statuts de réserve naturelle (national nature reserve), patrimoine de l'Ecosse (National Trust for Scotland) et patrimoine de l'humanité (Word Heritage
Site - UNESCO) tant ses aspects sont uniques, divers et riches. Il y a 60 millions d'années, l'activité volcanique nord-atlantique créait les îles écossaises, féringiennes, islandaises, . . .

 

St Kilda était alors un des volcans principaux. Un jour, il dut éternuer horizontalement et détruisit
un des pans de son cône, il ouvrit son cour à la mer. L'activité volcanique calmée, l'érosion, les vents et les tempêtes ayant arrondis bien des angles et ayant emporté le plus friable, il ne reste aujourd'hui autour de Village Bay, l'ancien centre du volcan, que falaises verticales, pitons rocheux de
100 à 200 mètres et trois îles à l'accès difficile.

Pourtant, elles furent
déjà habitées il y a 4 à 5.000 ans. Et même peuplées de moutons qui ne subiront jusqu'à aujourd'hui aucune influence extérieure, aucun croisement, ce qui permit par des tests ADN, de développer des théories d'évolution par comparaison avec d'autres moutons d'autres îles. Il y a peu de restes
archéologiques de cette époque. En revanche, de l'âge du fer, il reste le village complet de petites maisons de pierres datant de 2000 ans, un peu sur les hauteurs de la baie. Plus bas, intact aussi, les maisons, toujours de pierres, sans fenêtre, mais plus grandes de 1830. Et juste à côté, plus bas encore, une rue avec les maisons construites en 1880 et quittée lors de l'abandon de l'île en 1938. En se positionnant dos aux quatre bâtiments modernes construits à l'extérieur de ces villages, il suffit de bien peu
d'imagination pour voir vivre cette île. Tout est là, intact, il ne reste
qu'à imaginer des gens. C'est vraiment étrange, c'est un voyage dans le temps fascinant.

Vers la mi-juin je mis en route vers le nord, passai une semaine aux Féroé, puis une longue navigation de 26 jours m'amena à Longyearbyen au Spitsberg.
Navigation dans les glaces, escalade du mât à la recherche d'eau libre, navigation au pied de montagnes ou devant des glaciers. Nouvelles expériences et autres fascinations. Mais je n'eus pas d'impression de solitude comme à Jan Mayen par exemple, il y en a du monde au Spitsberg! En fait 40.000 visiteurs de toutes sortes par an. Je remontai la côte ouest jusque 79° 22', jusqu'à être stoppé par les glaces. Il y en a beaucoup
cette année. Alors je fis demi tour et au terme de 25 jours me voilà en
Islande.

Pendant ces deux navigations, j'ai pu observer beaucoup de cétacés. Souvent ils ne sont que de passage, mais de temps en temps j'eus la chance de mieux les voir. Un jour, il est l'heure de faire mon virement de bord quotidien

dans ma quête des milles vers le nord, et je sors. Par reflex, je jette un
coup d'?il circulaire. C'est un jour où le vent n'est pas à son 2-3 beaufort habituel mais à 5. La mer écume un

 

peu. Devant le bateau, je vois
soudain un jet d'écume soufflé à l'horizontale par le vent. Je pense à une vague pyramidale que vient de mourir. Puis non ! il y a quelque chose sur l'eau, c'est gros, ça souffle une nouvelle fois, c'est un cachalot. Coup d'adrénaline parce que, d'une part, il est devant le bateau à peut-être 50
mètres et surtout il semble ne pas bouger. Je prends la barre en main et suis prêt à mettre à tribord ou bâbord. Mais cela ne sera pas nécessaire, le hasard nous fera passer deux à trois mètres à côté de lui. Je le vois respirer régulièrement, mais sinon il ne fait aucun mouvement, il dort !
Quand nous sommes au plus prêt, il se réveille, sort sa grosse tête et
regarde ce bateau qui passe et trouble son repos. Puis il regarde dans l'eau, puis encore à l'extérieur. Mais nous nous éloignons déjà l'un de l'autre et je ne présente pas de danger pour lui, alors il remet sa tête dans l'eau, seul l'évent affleure la surface, il reprend son somme. Je le regarderai le plus longtemps possible aux jumelles, il ne sondera pas.

Une autre fois, je suis en vue du Spitsberg depuis presque deux jours (j'ai vu les montagnes à une distance de 75 miles), à l'ouest de King Karls Forland, où les fonds remontent à moins de 100 mètres. Encalminé. Je suis sur le pont, j'admire les pics impressionnants quand j'entends le souffle des baleines. Mais je ne vois rien. Il fait tellement calme et tout est
tellement silence, que ce que j'entends se passe à plusieurs milles de moi.
Aux jumelles, je vois nettement les jets provoqués pas les respirations.
Cela semble sans fin et les cétacés ne se déplacent pas. Quand revient un peu de vent, je fais route vers eux, puis pendant une heure, je vais
traverser leur " salle-à-manger ". Beaucoup de rorquals qui passent en surface comme des dauphins, mais aussi des baleines franches qui elles, après avoir respiré, sondent en dressant leur nageoire caudale à la verticale. Quelle beauté !

Sinon je verrai aussi de ombreuses fois des dauphins (orques, lagénorhynques à flancs blanc et communs).

Quant à l'Islande, j'en parlerai une prochaine fois, quand je les aurai
mieux vues. En tout cas, je suis déjà sous le charme.

***J'enverrai quelques photos, mais ne pourrai pas le faire avant octobre. Mon appareil digital à rendu l'âme aux Féroé, pour le Spitsberg et l'Islande je n'ai que des dias, mais je devrai les développer et les faire scanner. A
suivre.

Salutations marines et ensoleillées.

Michel

         

Nouvelles de "La Miséricorde" (10)

mail du 18/05/04

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Après l'hivernage, j'ai remis en route fin mars. Avec Anne, une amie française, nous avons quitté les Shetland, visité les Orcades et l' Ecosse, côte Est, où elle à débarqué.

J'ai alors repris mes navigations solitaires. J'ai contourné le Nord de l'Ecosse, passé Cape Wrath, pour aller à Stornoway dans les Hébrides Extérieures.

 

Depuis, je les descends lentement de mouillage en mouillage, de lochs (les fjords d'ici) en îles parfois désertes.

Au programme du printemps : les Hébrides et Saint-Kilda. Puis, à la mi-juin ,je mettrai en route pour le Spitsberg que je devrais quitter début août pour aller en Islande. Après, on verra!

Nouvelles de "La Miséricorde" (9)

mail du 01/09/03

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J'ai quitté les Féroé le 15 juillet pour le Spitsberg, un peu tard dans la saison, je n'avais pas trop de temps à perdre, pourtant je voulais faire une escale rapide à Jan Mayen.

Sans le livre de bord, je ne saurais dire combien de temps dura le voyage.
D'autant plus que sans nuit, le temps s'écoule comme un long ruban de vie qui pourrait ne jamais finir. C'est parfois du plein ciel bleu, soleil à volonté, c'est le passage du cercle arctique, la magie d'une mer de brume où La Miséricorde trace un sillage dans l'Histoire des routes Vikings, dans les étendues des latitudes solitaires.

C'est une route, vent de travers, 3 Beauforts, le bateau sans aucune gîte, sans rouler, juste tout droit, je mange à table comme au restaurant trois petits lieux noirs juste pêchés, c'est un calme blanc de 12 heures, c'est un petit rorqual curieux, qui fera deux fois le tour de La Miséricorde et que j'observerai en détail : c'est d'abord la tête qui émerge, presque à la verticale, alors on voit la gorge blanche, toute lignée, et quand la tête replonge, la petite bosse derrière le front qui est l'évent, en fait une paire de narines, le souffle, le dos, la dorsale. C'est beau. C'est encore mon premier soleil de minuit, un quart sous l'horizon, le reste au-dessus, à minuit pile, minuit vrai, dans un ciel dégagé, et ma route, droit dessus. Les pétrels ne me quitteront jamais, je ne serai jamais seul.

Lentement la température de l'eau de mer descend, 8°, 7°, et dehors 12°, 11°, 10°. Mais il semble que mon corps s'y soit tout à fait accoutumé, je suis toujours en " deux couches ", un tee-shirt manches courtes et dessus un tee-shirt manches longues. Et après huit jours de navigation, voilà Jan Mayen. Escale rapide ! Une escale rapide à l'île merveilleuse ? Quel gâchis ce serait. J'y resterai deux semaines.

Quel voyage que cette île, un petit tour au commencement des mondes. L'île n'est pas finie, d'ailleurs aucune terre n'est finie, toute évolue encore, mais en prenant nos pays comme point de comparaison, Jan Mayen semble née hier. Des volcans non éteints, dernière éruption en 1971, des tremblements de terre, souvent minimes, parfois conséquents, en juin 2003, 200 tremblements, dont un seul important, 4.3 sur l'échelle de Richter. Il a ouvert une crevasse dans une plaine.

Les falaises s'effondrent
continuellement, des glaciers actifs creusent les collines, rabotent les côtes, les plages en formation bougent, se déplacent, cherchent le meilleur endroit. Je vais avoir un coup de foudre. Des déserts de sable noir, des plages de sable noir, des collines noires ou vertes ou rouges, trois lacs d'eau douce, une montagne, le glacier et ses neiges éternelles. Enfin, éternelle, sauf quand le volcan se réveille, parce que les deux ne font qu'un ! Et des oiseaux, comme nulle part ailleurs, des milliers et des milliers. Sur les plages, du bois flotté à volonté, récent, vieux de centaines d'années aussi et parfois même de plus de mille ans, des os de baleine, des ruines de stations de chasse.Et voilà comment il me faut à nouveau changer mes plans, mais ce n'est pas moi qui vais me plaindre, mais mon escale éclair à Jan Mayen s'est transformée en quinze jours d'émerveillement. Juillet est passé, si je mets en route pour le Spitsberg, au mieux, j'y arriverai quand il est conseillé de le quitter, la belle saison étant finie. Pas sage, pas sage. Alors, en toute logique, je remets le Svalbard à

l'année prochaine, mais pas tout à fait, j'ai le temps d'aller voir l'Ile aux Ours, qui est la plus sud des îles du Svalbard, (le Spitsberg étant la plus ouest). Et j'ai même le temps de d'abord pousser une petite pointe vers le Groenland pour voir si la banquise existe.

Après une bonne trentaine d'heures de navigation, l'eau refroidi vite, très vite, c'est la fin du jour, il n'y a pas de soleil, donc pas d'iceblink (réverbération du soleil sur les glaces). 3 degrés, je me prépare à manger, quand par le hublot, je vois passer un glaçon. Je prends mon repas dans le cockpit, et je mangerai en entrant dans les glaces. D'abord de petits, tout petits morceaux, si jamais j'en touche un ce n'est vraiment pas grave.
L'eau est à 1°C, et très vite on entre dans le brash. Toutes voiles dehors, je dois maintenant zigzaguer mais je vais trop vite. J'affale la
grand-voile, j'enroule un peu le génois, et poursuit mon chemin. Bien vite encore, je dois tout affaler, et avancer prudemment, lentement au moteur, afin de pouvoir contourner les blocs, les pousser, parfois me faire un chemin. Je suis maintenant dans le pack. La visibilité n'est pas excellente, et j'entends le ressac comme si j'étais au pied d'une falaise. La mer a creusé les glaces et la houle brise dans ses cavités avec des bruits sourds. Ce ne sont pas des icebergs que je vois, mais des morceaux de la banquise, de toutes formes, sculptés, érodés, puis brisés par la mer.
Alors ils chavirent, trouvent d'autres équilibres. Tout est en mouvement.

Et même arrêté, comme la glace et La Miséricorde ne dérivent pas de la même façon, à la même vitesse, les rencontres, les frottements, les chocs sont continus.

Au bout de quelques heures de ce jeu passionnant, je mets toutefois le cap à l'Est, vers l'Ile de l'Ours. Il n'est pas dans mes intentions, cette
année, de m'éterniser dans la banquise. Surtout en solitaire. Il nous faut traverser d'ouest en est la Mer de Norvège, de part en part, puisque je suis en mer du Groenland, et que dix jours plus tard nous serons en Mer de Barents, au mouillage, à l'est de Bjornoya. Encore une fois, une navigation
en douceur. L'été dans le Grand Nord est vraiment calme. Brume, brouillard ou soleil, de un à quatre Beauforts, c'est de la belle navigation tranquille. Cinq ou six Beauforts, c'est possible, rare, et c'est le maximum que l'on peut avoir normalement.

Je vois très souvent des rorquals, tous les trois ou quatre jours. Je ne pensais qu'il y en avait autant. Je verrai aussi, une seule fois, des
cachalots. Une seule fois, mais ils m'offrirent une belle image. Ils sont venus respirer trois fois, le corps alors à l'horizontale, s'oxygénant sans doute pour une plongée profonde, puis à la quatrième respiration, ils ont tour à tour sonder. Alors ils basculent le corps et dressent leur nageoire
caudale vers le ciel et 'enfoncent lentement dans les flots.

Bjornoya ou l'Ile de l'Ours ou Bear Island est facile à décrire : c'est un
triangle isocèle, dont le sommet pointe vers le sud. Au sud-ouest une
colline irrégulière, au sud-est trois collines régulières, et la moitié
nord est une plaine plate de rocaille avec quelques lacs d'eau douce. Il
n'y a pas de mouillage absolu, il faut toujours être près à lever l'ancre à
tout moment.

Une semaine sur place, puis il est temps de remettre en route. J'ai décidé de repasser un second hiver dans les Shetland.

Très vite la température de l'eau monte jusqu'à 10°, petit vent et grand soleil, je passe ma vie sur le pont. Juste passé les 70° Nord, je joue au lézard.

En plein Gulf Stream, l'eau est maintenant à 16°. Sans nuit cela veut dire qu'il fait toujours au moins 16° aussi à bord,

et comme pour le moment c'est toujours plein soleil, sur le pont j'ai plus de 20°. Je fais du matelotage, je lis, je bronze et je regarde passer les rorquals. J'ai remarqué quelque chose d'amusant. Je trouvais avoir de la chance de toujours voir ces cétacés près du bateau, et pas au loin. Mais il n'y a là aucun hasard. Ayant passé quelques jours complets sur le pont, j'ai pu observer le phénomène suivant.

Les rorquals émergent au loin, suivant une route différente de La
Miséricorde. Puis changent leur cap et se rapprochent, et vienne respirer juste à côté du bateau, toujours par le travers, un peu sur l'arrière, à deux trois mètres. Replonge, et la fois suivante où je les vois respirer, ils sont loin devant, et à nouveau sur leur route. Courant parallèlement aux côtes norvégiennes, je pense d'ailleurs être sur leur route de déplacement. Par deux fois, je me suis fait rattraper par un groupe de 20 à 24 animaux.
Mais ils ne sont pas comme un banc de poissons, ils voyagent comme un rang d'écoliers, deux par deux, tenant largement leur distance. Ce qui fait que
pendant une heure, toutes les cinq minutes, deux rorquals, un à tribord et un à bâbord viennent me faire un petit coucou. C'est très pratique, parce qu'en général ils n'émergent pas tous les deux juste en même temps. Ainsi, si je rate le premier, je regarde de l'autre côté et dans la minute qui suit, bingo, coucou et bon voyage l'ami, voilà le second qui passe.

Après ce sera l'adieu à l'arctique, et quelques jours plus tard le retour
dans des régimes dépressionnaires. Fini le bel anticyclone de l'été
polaire. La température de l'eau redescend à 14°, la bronzette, c'est fini. Le vent rentre, on accélère considérablement le rythme, la météo parle de fortes brises, voire de coup de vent, nous sommes à la fin août par 63 °, c'est normal. Mais si je pouvais éviter les 8 beauforts, c'est sans hésitation. Je voulais retourner directement à Foula qui fut ma dernière escale avant les Féroé, mais ce sera impossible par manque d'abri si le temps devient mauvais comme cela semble de plus en plus se dessiner. Je
vise alors les côtes est où existent de bons ports. Une première dépression remonte la Norvège, j'ai mis de l'ouest dans ma route, et le coup de vent me rate, je n'ai que du 6, les 8 sont passés à une soixantaine de milles.
Une autre arrive, d'ici trois jours, et ce coup-ci, je me la prends si je
ne suis pas dans un port. Je file plein sud vers Baltasound, port le plus Nord, sur Unst. Deux choses se passent alors, d'abord j'arrive à temps en vue des côtes shetlandaises, et d'autre part la dépression diminue en force
jusqu'à 6 beauforts. C'est donc le coeur léger que je m'apprête à retrouver mes îles aimées.

Et c'est à nouveau le coup de foudre, joyeuses retrouvailles. Il fait
soleil, il y a du vent, le bateau avance bien, c'est vivifiant sans être le combat. Rien à faire, je suis à nouveau sous le charme. Baltasound, sur Unst, 14 jours de navigation et me voilà amarré à l'extérieur du port, dans la baie, comme cela je suis sous le vent du quai.
J'ai la vue sur la baie. Repos. Le lendemain de mon arrivée, le Swan
arrive. C'est un bateau de pêche de 100 ans reconvertit en bateau de
croisière. Retrouvaille avec le skipper, en un an c'est la troisième fois que l'on se croise, chaque fois à un autre endroit, et on a des choses à raconter. Il a cette fois un équipage de 6 hommes et font le tour des Shetland. Je prends leurs amarres, il se met juste devant La Miséricorde.

- D'où venez-vous ?
- De Out Skerries, et toi, depuis longtemps ici ?
- Non, depuis hier, je viens de Bear Island.

- Quoi ? Vient à bord, et
raconte !

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Nouvelles de "La Miséricorde" (8)

mail du 10/07/03

Un mois et demi dans l'archipel des Iles Féroé. Après des débuts difficiles je me suis mis à comprendre la météo et les gens et, petit à petit, j'ai pu un peu percer leur personnalité.

En définitive, ce tour des îles me laisse pas mal de très beaux souvenirs, d'agréables et parfois
surprenantes rencontres, des promenades, des fêtes, des découvertes... Mais il faut prendre son temps.

Les 18 îles qui forment l'archipel sont, à l'exception de la plus au sud, très proches les unes des autres, et offrent des navigations
passionnantes. Courants très importants, tourbillons et déferlantes, brouillard toujours possible, voilà pour le côté concentration et tension.
Falaises vertigineuses, jusqu'à 500 mètres, détroits étroits, tortueux, solitude, ça c'est le côté exaltant.

Pour les promenades, ce ne sont que
montagnes et collines inaccessibles, même pour les moutons, entre lesquelles des passages par terre ou par mer sont possibles. Elles sont
évidemment à l'image très fatigantes. Ca monte, grimpe sec, parfois il faut faire demi-tour, le terrain devenant impraticable.
Il y a moins d'animaux qu'aux Shetland et ce sont à peu près les mêmes, mais dans d'autres proportions. Très peu de fous de Bassan, des pétrels, des macareux moine. Les goélands sont presque exclusivement des goélands marins, des mouettes et des labbes, grands et

arctiques; et beaucoup de sternes arctiques.

J'ai pu aussi voir des oies sauvages, et les oisons.
Les rencontres que je ferai viendront des gens en vacances.

Des gens originaires d'une île, d'un village, mais qui sont allés vivre dans une ville en gardant leur maison familiale comme seconde résidence, pour les vacances ou le week-end. Ces gens-là ont l'esprit beaucoup plus ouvert, et quand ils voient un voilier venir s'amarrer à ou près de leur village, ils sont vraiment contents. Alors, je suis invité, on me fait goûter les spécialités locales ou nordiques, blackfish, renne, mouton à la mode féringienne, poisson séché. Je participe à des fêtes locales, notamment la fête du solstice d'été, on m'explique les traditions, et on essaie d'excuser et d'expliquer le comportements des villageois.On chante et on fait beaucoup de musique aussi.

Comment conclure ? Tout en opposition. Nature grandiose et splendide pour amateur de mer et de marche, mais météo capricieuse.

Avec les gens, c'est
tout ou rien, avec la lumière aussi, avec brume et brouillard, on ne voit
rien, sinon, c'est la lumière 24 heures sur 24, plus de nuit du tout.

A voir certes. Je suis surtout content d'être resté un mois et demi aux
Féroé, cela m'a permis de découvrir le bon et beau côté de l'archipel.

Et maintenant, en route pour le Spitsberg.

Michel


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Nouvelles de "La Miséricorde" (7)

mail du 12/06/03

Quelques petites nouvelles pour le site de mon Club:

Après avoir passé neuf mois aux Shetland, ce n´est pas sans un profond pincement au coeur que nous les avons quittées.

La Miséricorde et moi avons pris la mer avec pour destination un autre archipel, cent pour cent atlantique cette fois, les iles Féroe.

Vraiment montagneuses, rudes, spectaculaires, les
ballades nécessitent de bons mollets et les navigations un bon radar, ce mois de juin etant particulierement mauvais, brouillard et pluie prédominent
largement. Mais je ne désespere pas de voir bientot le soleil, je suis encore ici quelques temps.

A bientot et bonnes navigations a tous ceux qui s´en vont s´ioder les poumons cet été.

Michel


Nouvelles de "La Miséricorde" (6)

mail du 26/04/03

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Un soleil printanier, les oiseaux qui se baladent par couple en chantant
des histoires d'amour, un goéland qui passe avec de la bruyère dans le bec, des jonquilles dans le jardin protégé d'Elizabeth, les guillemots qui ont leur plumage nuptial, c'est une vie intense qui reprend partout. Le vent du large, mais je devrais dire la douce brise pour le moment nous donne des envies de voyage.

Non pas que nous sommes mal où nous sommes, bien au contraire, mais un marin, un bateau, c'est fait pour partir, pour voyager.


C'est un peu comme une maladie, c'est irrésistible. Et puis ce ciel bleu,
ce soleil qui embellit ce mois de mars, ? Enfin pas la peine de se chercher des raisons, en avant, à larguer les amarres.

Et pour se chauffer les écoutes, pour se dérouiller les drisses, quoi de mieux qu'un petit saut aller retour vers Amsterdam.

C'est aussi une manière de se rapprocher de Bruxelles où Elise a rendez-vous avec un médecin, spécialiste européen concernant ses soucis. Verdict : repos maximal, pas de mer, pas de froid, pas de stress, cure et traitement pour au moins un an. La conséquence de tout ceci, c'est que de retour à msterdam, Elise fit ses bagages, mis son sac à terre, et je suis reparti seul pour les Shetland pour continuer le périple comme prévu.

Plus de six jours à l'aller, moins de cinq au retour ( j'ai découvert un petit raccourci ! ), 1200 milles au compteur, et à huit heures trente, le lundi 23 avril 2003 je frappe les amarres sur le petit quai de Fair Isle, pour la découverte des Shetland au printemps.

Fair Isle, c'est pour moi la plus belle des îles shetlandaises. A l'écart des autres, un peu isolée, ce qui la transforme en escale

idéale pour quantité d'oiseaux. Après l'avoir découverte à la fin de l'été passé, je veux la voir au printemps, en pleine activité.

Et en effet, cela regorge d'oiseaux on ne peut plus occupés.

Les uns font encore la cour à leurs ulcinées, caquetage bien sonore et concours d'escrime à coup de bec, d'autres plus avancés en affaire en sont à la construction des nids.

Les pétrels sont en nombre encore plus conséquent, comme les fous de Bassan que l'on peut même voir de près, les guillemots volent après avoir flottés tout l'hiver, les premiers macareux moine avec leur gros bec tout coloré sont arrivés, des eiders, des goélands, des cormorans, ?

Enfin, il y a du monde.

De nouvelles aventures commencent.

Michel Tordoir.


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Nouvelles de "La Miséricorde" (5)

mail du 22/02/03

Bonjour à tous,

Les mois s'écoulent paisiblement, moins froidement qu'en Belgique, avec plus de soleil malgré les jours plus courts (quoique dans un mois ils seront plus longs que chez vous!), avec plus de vent aussi. Mais nous sommes vraiment bien abrité au fond du fjord, et cela ne pose aucun problème. Deux jours de neige, pas plus cette année. Presque tous les jours je vais faire

 

une petite balade sur l'eau,avec l'annexe, dans les détroits, autour et sur les îles des environs.
Découverte de la nature et de ses habitants hivernaux, marsouins et phoques; fous, goélands et pétrels; loutres; petits pingouins et guillemots, ...
Je pars souvent sans idée préconçue, et une fois en mer la direction à prendre se dessine toute seule. Mes explorations continuent. Depuis quelques jours le comportement des oiseaux change. On voit se former des couples. Je pense que bientôt, la construction des nids va commencer.

 

Quelle richesse tous ces mondes que je ne devinais qu'à travers le brouillard des livres. Des images c'est déjà un bon complément aux mots, mais le vivre, cela n'a aucune autre pareille. Et sinon, invitations et visites, petits ou grands tours dans les îles en voiture, quelques fêtes dont la plus importante, Up Helly Aa, fête de tradition Viking, est la fête du feu. Pas le temps de s'ennuyer une seconde!Vive le voyage. Vivent les Shetland.Michel

Tordoir o/b La Miséricorde

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Nouvelles de "La Miséricorde" (4)

Mail du 17/10/02 23.35

La Miséricorde est aujourd'hui tranquillement amarrée avec une vingtaine de barques de pêche dans une petite marina au fond d'un fjord, le Mid Yell Voe.

Les Shetland sont tellement merveilleuses, que nous avons décidé d'y passer l'hiver, afin aussi de pouvoir profiter pleinement du prochain printemps, renaissance de la flore et retour des oiseaux nicheurs.

  D'ici là, l'hiver nous offre les jeux de jeunes phoques nés en octobre, la beauté des grèbes huppés et des plongeons catmarins, l'exploration en annexe des îles désertes avoisinantes ... les jours où il ne fait pas trop venteux.

Même en cette froide saison la nature se révèle à nos yeux d'une richesse surprenante. Et quand nous ne pouvons sortir, nous préparons notre prochaine navigation estivale qui sera consacrée au Spitsberg.

Je vous souhaite, ainsi qu'à tous les membres du Bryc, un joyeux Noël et une bonne année 2003 ...

 

...et vous joins un petit montage en forme de bons voeux. Cette photo, allégée pour ce mail, ainsi que d'autres sur Yell, le fjord et l'amarrage d'hiver par exemple, vous seront envoyées d'ici une bonne quinzaine.

 Voir la carte d'Elise et Michel


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Nouvelles de "La Miséricorde" (3)

Mail du 28/10/02 23.35

 

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Nouvelles de "La Miséricorde" (2)

Mail du 13/10/02 19.36

  Je vous reviens avec de la matière pour le site du Bryc. (...) Nous sommes pour le moment dans les Shetlands où nous cherchons un coin bien protégé pour passer l'hiver. (...)

PS : je suis à Unst, et j'ai une possibilité d'accès au net. J'irai probablement jeter un coup d'oeil aux pages provisoires du BRYC que vous m'avez renseignées. (...)

(les photos vont vous parvenir via un mail de ma maman) :Carte : en annexe.

< le trajet.......les Shetlands >

  Photo ASAP dès que réception (note du web maître)


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Nouvelles de "La Miséricorde"(1)

Mail du 06/09/02 08.42

Bonjour,

J'ai quitté Bruxelles avec "La Miséricorde" début juillet et suis en croisière lointaine pour ... le plus longtemps possible!

Mon programme : d'abord un tour complet de l'Ecosse, puis Norvège, Spitzberg, Islande, et puis on verra...

  ...Pour le moment, nous avons vu la côte Nord-Est de l'Ecosse, les Highlands et les Orcades, que nous allons quitter bientôt pour les Shetlands.

(...)

Voilà, cela me ferait plaisir d'apporter du voyage dans les pages de la revue du Bryc, et en attendant de vos nouvelles, je vous envoie mes salutations marines et venteuses.

Michel Tordoir

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michel.tordoir@tiscali.be

Pour des raisons techniques dues à la connexion internet à bord, prière de n'envoyer que du texte à Michel, pas d'images ou autres documents joints.

Merci d'avance.


 

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