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octobre 2008

 

 

 

MJ17 : Lisboa - Sines 10/07/2006

 

Quitté la marina de Lisboa dans la matinée avec un beau soleil et un petit vent, descendant le Rio Trejo sous voile et moteur, puis changement de cap direction Sines. Vent au portant je règle mes voiles en papillon et je coupe le moteur…

Haaaa… enfin de la voile, un plaisir devenu très rare durant ces dernières semaines de nav…

Mais une fois de plus le vent me lâche…

Comme Kismet navigue devant moi à voile et moteur avec une moyenne de 6,5 nœuds et je traîne avec MJ à 4 nœuds, obligé de démarrer mon petit Bukh une fois de plus.

Mais une alarme crie dans mes oreilles…

Que se passe-t-il encore ???

Le moteur surchauffe… obligé de couper le moteur…

Premier réflexe, l’impeler est bousillé.

(Une petite turbine en caoutchouc qui se trouve dans la pompe à eau et qui fait circuler l’eau de mer dans le moteur pour le refroidir)

Je sors mes outils et démonte le couvercle de la pompe à eau.

L’eau bouillante sort sous pression et je me brûle les doigts.

Obligé d’attendre pour pouvoir travailler au moteur !

Une grande inquiétude m’envahit, et si mon joins de culasse en à pris un coup ? !!…

Deux solutions se présentent :

Je continue à la voile et essaie de réparer en naviguant.

a. Si j’ai besoin de pièces je suis cuit…

b. Si je travaille au moteur et que la mer se forme je deviens malade et ne saurai plus rien faire.

c. Avec le vent qui faiblit il me faudrait minimum 16h de nav au lieu de 5h jusqu’à la prochaine marina…

Je fais demi-tour et rentre dans la petite marina à l’entrée du rio. Ceci me permettant éventuellement de remonter à Lissabon en train pour l’achat de pièces…

Je choisis sagement la deuxième option et prévient Kismet de mon problème. Il me propose de me remorquer jusqu’à la marine.

Si je dois faire demi-tour à la voile, le vent dans le pif, je devrai louvoyer et je mettrai 6h pour un trajet qui se fait en 45 minutes au moteur. On rentre dans la marina, Kismet largue la ligne et je me mets au ponton en godillant. (un va-et-vient continuel avec la barre -franche qui fait avancer tout doucement les petits voiliers)

Une fois les présentations faites à la Capitainerie je commence au démontage. Impeler = ok, pompe à eau tourne l’impeller = ok .

Dernier espoir, le thermostat qui reste bloqué.

Pas facile à le déloger, ce castard !

Il est dans un état tout sauf sain…

Je le sors de son emplacement et le nettoie.

Je crois que je viens de trouver des bouts de caoutchouc d’une des lamelles de l’impeller précédent qui avait cassé…

J’essaye son fonctionnement en le plongeant dans une casserole d’eau bouillante.

Il à l’air de bien fonctionner.

Je remonte le tout, vérifie l’étanchéité, et démarre le Bukh.

Il crache du noir pendant quelques secondes, puis de l’eau propre.

Tout à l’air de fonctionner à nouveau… ouefff…

Je fais le plein de diesel et quitte la marina direction Sesimbra.

5h de nav. 2h agréables, puis 3h avec une forte houle cassante.

Décidément, pas très hospitalier cette côte portugaise…

Par moment à nouveau des rafales de vent à renverser un bœuf…

Je passe le Cabo Espichel et rentre dans Sesimbra.

Très jolie baie, bien abrité.

Je rentre dans la marina et fait savoir à la capitainerie que je vais manger au resto du club puis me mettrai au mouillage dans la baie.

Le coco me fait savoir qu’il faut payer 15€ pour 4h…

Il est fou ou quoi ? !! Cela coûte plus cher que le plat du jour !!!

Je lui demande le prix pour une nuit, il m’annonce 26€ pour un bateau de 10m, la taille de Miss July…

Pas donné, mais j’ai mérité un bon repos et une douche.

On met MJ dans son emplacement, et il remplit un reçu sur lequel il marque 33€… Je le regarde avec un sourire et lui demande s’il ne c’est pas légèrement trompé…

Non non, me dit-il sans gêne, ceci est un emplacement pour un bateau plus grand. Il faudra payer pour la taille de l’emplacement…

Quel connard… je lui demande pourquoi il ne m’a pas proposé un emplacement pour un 50m, comme cela il pouvait me faire payer 500€… Je retourne sur MJ et quitte la marina, je passerai la nuit à l’ancre et mangerai ce que j’ai à bord !

La nuit le vent à soufflé de toutes ces forces…

Le lendemain matin cela se calme, je prépare MJ et lève l’ancre.

Mais elle à l’air d’être coincée…

La nuit le vent soufflant à rafales et tournant régulièrement de 180° l’ancre à dérapée et a finalement accroché un câble au fond.

Maintenant je ne parviens plus à remonter cette maudite ancre car elle reste accrochée au câble. Je vois mon ancre à environ 3m de la surface, avec le câble par-dessus… Pffff… que faire ? !!

Je ne saurai jamais atteindre le câble, voir le soulever…

L’ancre à une forme tel qu’en la descendant rapidement elle se met plus ou moins à l’horizontale du à la résistance de l’eau.

Théoriquement, si je parviens à descendre l’ancre plus vite que le câble elle devrait se décrocher…

Et j’essaye une fois, deux fois, dix fois…

Tout à coup elle lâche le maudit câble…

Youppie… je suis enfin libre… hop, direction Sines…

Parti pour une nav de 6-7h avec ma petite trinquette, sans grande voile, car le vent souffle pas mal.

Et il tourne sans arrêt !

Il souffle de l’arrière bâbord, puis tribord, puis bâbord, puis tribord, puis 45° bâbord, puis 145° bâbord… quelle girouette…

A chaque fois il faut régler la trinquette en conséquence…

Apres 3h le vent se calme, je monte ma grande voile en laissant deux ri. On ne sait jamais…

Après 1h sans problèmes à part une forte houle, je range la trinquette et déroule mon génois. Tout va pour le mieux.

Le vent semble stable…

J’ai très envie d’enlever les ri, mais une petite voix me dit NON…

Puis changement de ton !!

Des rafales de vent, une houle énorme et cassante, ça y est, je me trouve à nouveau dans une machine à laver…

Heuuureuuusement que j’ai laissé mes deux ri dans ma grande voile !!! J’enroule mon génois et continue sous grande voile jusqu’à Sines. Pfff… pas mécontent d’être arrivé !!!

J’apercois Kismet au mouillage.

Moi je préfère rentrer dans la marina, et j’ai bien fait car le prix est très raisonnable (15€) et les douches sont super !

La nuit le vent à remis son couvert de rafales !!!

Jusqu’à 60 nœuds s’il-vous-plait !!!

Cela à l’abri derrière une montagne !

Faut pas demander ce qu’il se passe au large !!!

A l’heure qu’il est j’attends que la nature se calme un peu puis je continue ma dernière nav verticale (sur la carte du moins) jusqu’au Cabo de Sao Vicente, puis c’est la côte horizontale de Lagos à Mazagon.

Normalement je reste dans cette région pour quelques mois…

Puis on verra…

Sines est assez agréable, pas cher du tout et j’ai trouvé Internet dans la Bibliothèque du village…

J’espère que vous appréciez mes récits, car jusqu’à présent ils m’ont déjà coûté pas mal € en Internet !!

Heureusement que certains parmi vous m’envoient régulièrement un petit message, certains savent même utiliser un téléphone…

Sinon j’avais déjà abandonné mes récits depuis longtemps…

Mais je vais commencer à éliminer les adresses e-mail qui ne répondent jamais…

Et du BRYC ainsi que des membres je n’ai pas encore reçu grand-chose… Bien dommage… Ainsi va la vie…

Voilà, mon prochain message vous sera envoyé de l’Algarve quelque part entre Lagos et Faro…

 

A+, amicalement,

Luc

 

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