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octobre 2008

 

 

 

MJ15 : Sada - Peniche     05/07/2006                                      

 

Déjà juillet… comme le temps passe vite…

Actuellement je me trouve à Peniche, juste avant Lisboa (Lissabon).

Un grand port de pêche, avec une partie réservée aux plaisanciers.

Mais les centaines de bateaux de pêche, dont certains très grand, entrent et sortent 24h/24h et à fond les manettes !

Les 3 nœuds mentionnés sont pour les couillons me semble-t-il…

Avec comme résultat que nous sommes tout balancé et bousculé non-stop en tapant violemment contre le ponton de visiteurs…

 

A part la houle impressionnant et régulièrement des rafales de 40 nœuds de vent suivi d’un calme plat, r.a.s.

(Rien à signaler)

Pour les futurs voyageurs dans cette région mes conseils sont :

NE PAS RATER LES RIAS !!!

La Baie de Camarinas ainsi que Muros sont superbes !

La baie d’Aros ainsi que Villagarcia moyen !

Mais l’île ONS , suivi de la baie de Pontevedra sont superbe !

 

La Marina de Pontevedra est l’exemple type de la marina m’a tu vu.

Du béton, des magasins de luxe, des yachts de multimillionnaire.

Comme le Kismet m’avait invité (une fois de plus) à manger avec eux, je suis resté jusqu’à 22H et me suis enfuit de la vite-fait.

 

Direction les Iles de Cies avec une plage superbe.

Un mouillage gratuit et de toute beauté !

Juste en face deux autres plages magiques, dont une pour les naturistes. Naturellement j’y ai fait mon petit tour.

Histoire de découvrir les formes des gens du pays…

Mais attention au coup de soleil sur les parties intimes !

Comme la plupart du temps je suis nu sur mon voilier, moi ça va.

(remarquez que cette fois j’écris ‘’sur mon voilier’’,

car si j’écris ‘’nu sur Miss July’’ cela donne des idées…

Et les naturistes habituels sont également rodés.

Mais ceux qui s’aventurent peuvent avoir de douloureuses surprises dans la nuit… Et on les reconnaît de loin !

Ils ont comme un vêtement blanc sur leur corps bronzé…

 

Au moment de mon départ le vent soufflait du NE, 25noeuds, avec une mer calme. Idéal pour une nav nocturne.

 

Ben voyons…

Avec ma chance habituelle, une heure après mon départ le vent avait déjà tourné 3 fois pour finir par ne plus souffler du tout.

Allez-hop, le moteur (pour ne pas changer…)

Mais une fois arrivé dans le passage entre les îles, une houle énorme c’est formé… Des creux de 5-6m !!! Pas de la tarte !!

Tout cela sans carte électronique et sans lune, dans un noir total… Bon, l’avantage est que l’on a un super ciel étoilé, mais les cailloux – rochers et autres obstacles… visibilité nul…

Et mon GPS m’avait déjà fait le coup de se bloquer, je devais le couper puis rallumer pour qu’il fonctionne à nouveau.

Mais cette fois il m’avait belle et bien lâché !

 

Dans ces conditions je préfère ne pas risquer un mouillage catastrophe, et prend l’option de continuer jusqu’au port de Bayona qui semble bien abrité et signalé.

Je visiterai les îles plus tard.

On à tout son temps.

 

Je regarde derrière moi et vois dans l’eau une traînée fluo de 20m derrière MJ. Que c’est beau, et bizarre, cela fait presque peur car tellement inhabituel. Le plancton qui devient fluo du au mouvement.

Je sors du passage houleux avec son courant impressionnant, tout cela sans visibilité mais avec la sonorité à fond !

Bruit des vagues qui font Sssshhhhh autour de moi etc…

Je vois au loin la côte éclairée de millions de lumières.

Très joli, mais on ne distingue plus les feux de navigations !

Surtout moi, le daltonien…

En plein milieu une masse noire, probablement une île ou un grand rocher ? !!… Je sais que la marina de Bayona se trouve à la pointe, celle de Vigo quelque part à ma gauche et qu’il y à des rochers juste devant moi. Il faut contourner deux bouées cardinales, mais ou sont-elles ?? Je n’y vois rien du tout, et la houle du large rentre dans la baie me frappant violemment à tribord.

Des fois j’ai l’impression que Miss July va se coucher sur le flan …

Pfff… la galère… je suis hyper stressé et concentré.

 

Tout à coup à ma droite la mer s’illumine !!!

Que se passe-t-il ? !! Dans ce noir intégral cela semble énorme !

Un rocher ? Un obstacle ? Je panique un peu !

Je ne sais pas quoi faire !!!

5 secondes plus tard la lumière à disparu, à nouveau ce noir intégral et le bruit des vagues déferlantes autour de moi.

 

Je suis debout dans le cockpit, tenant MJ tant bien que mal dans cette houle énorme, et vois à nouveau soudainement la mer s’illuminer… comme si un sous-marin allume ces phares…

Puis, je distingue des petites formes qui bougent très rapidement dans cette mer éclairée. Des poissons !!!

Ce sont des bancs de poisson qui, effrayé par MJ, se déplacent soudainement très rapidement sous l’eau (forcément…) et provoquent ainsi la lumière fluo du au plancton.

 

Bon, cela fait toujours très peur, mais maintenant je sais ce qui provoque cette lumière sous l’eau, et je parviens à nouveau à me concentrer sur ma navigation.

Je distingue une petite masse noire devant moi, et c’est la limite de la collision avec une des bouées cardinales ! Elles ne sont pas éclairées…

Pas étonnant que je ne les voie pas…

Au moins maintenant je sais que je vais dans la bonne direction !

Une heure plus tard je prends refuge derrière la jetée du port de Bayona, et prépare MJ pour un repos bien mérité (tout ranger, affaler la grande voile, housse sur la grande voile etc.…) avant de m’affaler à mon tour, sur mon duvet.

 

Le lendemain matin, 10h30 s’il vous plait, je me réveille dans un endroit splendide ! Juste au pied d’un fort, dans une baie superbe avec des petites plages et tout et tout…

Petit déjeuner au soleil, suivi par le gonflage de l’annexe etc.

 

Je quitte MJ, direction le fort, et arrivé à la plage il me semble que mon annexe est moins gonflée qu’au départ…

Je fais une belle promenade dans la ville et tout et tout.

Au retour je vois mon annexe toute dégonflée…

Bon, c’est encore pour moi… un trou à localiser et réparer.

Vite retourner sur MJ, prendre mon kit de réparation, puis retour la plage. Je gonfle l’annexe à fond et commence à chercher.

Hé oui, un beau petit trou dans le flanc.

Probablement coincé un objet en repliant l’annexe.

Je colle un morceau sur l’endroit sinistré (hehehehe),

et attend que la nature fait son travail…

 

Cette petite corvée à une fois de plus servi à un résultat positif, car elle m’à permis de faire connaissance avec Manuel, un Portugais qui à son voilier dans la marina depuis plus de 5 ans et connaît les coins et recoins sur son pouce. On sympathise et il m’invite à bord, et je fais également connaissance avec sa fille et deux copines.

D’une chose vient l’autre, ils m’invitent à manger.

Manuel aimerait que je les accompagne visiter une belle petite plage naturiste à 1h de voile de Bayona. Comme les filles sont plus dans ces pieds qu’une aide, il aimerait bien m’avoir à bord.

Pourquoi pas ? !!…

 

Pourquoi pas ? Vous allez le savoir bien vite :

On avait fait rendez-vous à 10h, il viendrait me chercher avec son annexe. 9h45 et votre fidèle serviteur est à son poste.

11h30 j’y étais encore !

Je prends mon annexe et vais faire un petit tour sur le quai.

Manuel me fait de grands signes, il vient juste de se lever, les filles dorment encore, et il aimerait se préparer pour le départ… ben voyons… mais comme je n’ai pas grand chose dans mon agenda, why not… On largue les amarres, il me demande de prendre la barre pendant qu’il range tout… ok… on hisse la grande voile et on quitte la baie au moteur. Qu’il est lourd ce voilier… un bon vieux 42pieds en alu, mais surchargé de bazar et autres brols inutiles…

 

Une fois au large on change de cap, direction la plage en face, 1h30 de nav. Je déroule le génois et découvre une merde à la limite de la dislocation… Mais on avance… Le voilier commence à prendre de la vitesse, et naturellement également de la gide.

Sa fille regarde son père avec des yeux de poisson et demande se qui se passe… Son père lui répond en rigolant que l’on navigue à la voile… puis j’entends des bruits de casse… la télé et autre objet dans la cabine qui tombent au sol… Autrement dit, ce voilier n’à plus navigué depuis bien longtemps… Mais Manuel semble être au 7eme ciel, on continue… moi j’espère que le génois tiendra jusqu’au retour… On arrive à la plage, et on prépare le mouillage.

Sa fille doit tenir le voilier face au vent le temps que l’on affale la grande voile. Mais après quelques secondes Manuel est presque à la flotte, car sa fille à mis le voilier de travers et le vent prend la grande voile… hihihih… je rigole…

                                                                            

Puis vient la manœuvre de mouillage, la chaîne est tellement rouillée qu’elle coince dans le guindeau… Manuel doit taper avec une grosse pince-grippe sur la chaîne pour la débloquer, puis forcer le guindeau avec un gros levier  etc.… Quel bordel…

 

Enfin tout rentre dans l’ordre, ils vont tous sur la plage et moi je reste à bord pour vous écrire une partie de ce message.

Après on est rentré uniquement sur génois… à se demander pourquoi… et je suis retourné sur ma belle petite Miss July qui m’attendait sagement dans la baie devant la marina de Bayona.

 

Le lendemain matin Kismet et Miss July ont quitté Bayona direction Viana do Castelo. Un super petit village avec des petites ruelles plein de magasins et tout, mais marina pas terrible.

Le dernier endroit agréable du Nord du Portugal !

Suivi de Porto – Leixoes horrible marina qui pue l’essence car entouré de raffineries. Il fait vraiment être mazot pour rester ici…

Puis Aveiro, Figueira da Foz, Nazaré, Péniche.

Des endroits tout sauf super…

Les Iles en face de Peniche sont à conseiller.

Le reste est d’une monotonie désastreuse…

 

La météo n’est pas terrible, du brouillard et du petit vent venant la plupart du temps du Sud, en plein dans le pif.

Des heures et des heures au moteur…

Et je commence à craindre les problèmes mécaniques.

Le Bukh consomme de plus en plus d’huile, et la pompe à eau commence à montrer des petites faiblesses.

Une halte mécanique semble nécessaire dans les plus bref délais.

Il est vrai que ce moteur est vieux, et qu’il tourne vraiment beaucoup. Un peu trop à mon goût.

Des journées de 6 à 8 heures à fond…

Enfin, voilà, c’est tout pour le moment.

Demain matin direction Lissabon, puis on verra…

 

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