MJ10:
Perros-Guirec - Camaret
19/05/2006
Salut
les amis.
Hé
oui, je suis toujours là…
Actuellement
basé à Camaret.
Etant
connecté sur Internet je vous envoie mon petit récit.
Alors
vous devez vous demander quelles nouvelles catastrophes j’ai encore du
subir… Si si, je suis persuadé que cela vous amuse !!!
Mais
à part un sac poubelle ainsi qu’une ligne de pêche entouré autour de
l’arbre d’hélice, rien de spécial à signaler…
Mais
quand même deux plongées dans l’eau à 13° !!! kai kai…
Après
le séchage intérieur ainsi que les quelques modifications électriques
dans MJ j’ai enfin quitté Perros-Guirec.
Au
petit matin direction pompe gasoil.
Mais
un gros ràleur me fait savoir que l’ordinateur est en panne.
Décidément
pas évident d’acheter du gasoil en France…
Problèmes
à Saint-Malo, idem à Perros ! Pfff… quel bordel…
Alors
deux solutions, soit faire des aller-retour avec des jerrycans, soit prendre
le risque de partir avec ce qui me reste de gasoil…
Pas
très rassurant, mais j’ai opté pour la dernière…
Hop,
direction le grand large.
A
PM (plein mer) avec une mer calme mais le vent dans le pif.
Après
5h de nav vient le moment de la renverse BM (basse mer).
J’ai
des courant à 3,5 nœuds contre…
Comme
ma moyenne est de 6 nœuds sur l’eau je ne fais plus que 2 nœuds sur fond !!!
Pas terrible…
Ma
prochaine étape, l’Aber Wrac’h, est encore loin !
Je
passe devant Roscoff et j’hésite, une halte pour le fuel ??
Espérant
pouvoir faire quelques heures à la voile, je continue…
Tout
est bien réglé et mon Pilo fait bien son boulot.
Je
prépare un petit casse-croûte, en contemplant la beauté de la côte, écoutant
la 9eme de Dvorak la Symphonie du Nouveau Monde.
Cela
fait partie des bons moments de la vie…
Dommage
que je n’ai personne avec qui partager ce bonheur…
En
manœuvrant entre les nombreux cailloux (rochers et autres petits îlots),
îles, bouées cardinal et autres phares etc… je n’ai pas toujours pu ou
voulu régler mon genois correctement.
Et
ras le bol de l’enrouler et dérouler sans arrêt…
De
ce fait il m’est arrivé de naviguer quelques minutes avec le genois qui
tapait contre le mât, mais à part le bruit je ne pensais pas que cela
pouvait causer problème.
Un
moment donné j’avais remarqué comme deux petites fissures dans le genois
à hauteur des barres de flèches.
J’installe
mon échelle largable (en nylon) et monte dans le mât pour voir ou cela blèsse.
Merde…
je dois constater que le genois avait tapé violemment contre le feux de mât,
arrachant le feux de hune et l’ampoule.
Les
deux lamelles, fixant l’ampoule banane, en inox super coupant se trouvent
à la hauteur des fissures.
Encore
des travaux à effectuer à la prochaine escale…
Je
préfère essayer mon était-emmagasineur largable au calme, histoire d’être
certain que tout fonctionne correctement quand j’en aurai vraiment besoin,
c’est à dire en cas de tempête.
Déjà
qu’il avait cassé tout au début de mon voyage…
Et
vlan, il refuse de s’emboîter en haut du mât…
Et
me voile à nouveau dans le mât pour voir kesekisepasse…
Je
répare le bazar, et laisse ma trinquette en cas ou…
Car
le vent se lève et la mer commence à grossir.
Enfin
j’arrive au Phare de l’Ile Vierge.
Direction
l’entrée de l’Aber Wrac’h.
Encore
un slalom entre des phares, bouées, cailloux, haut fonds et autres
obstacles, et j’aperçois le petit port.
30
minutes plus tard je mets MJ à l’écurie et me prépare un bœuf
bourguignon. Super ces petits repas préparés, il faut juste les réchauffer
au bain-marie durant 12min et passer à table.
D’accord,
ce n’est pas un dîner 3 étoiles, mais après une longue journée de nav
c’est vraiment une bonne solution.
Et
ces repas en barquette tiennent 6 mois sans congélateur !
Un
Bavaria 38 vient se mettre à babord.
5
filles a bord… Des Anglaises qui, pour obtenir leur licence de voile,
doivent naviguer 80h sans instructeur.
On
commence à papoter, elles m’invitent à bord pour…
Il
commence à faire nuit et je propose de faire des crêpes pour le dessert.
On a passé une soirée sympa.
Cela
m’à fait du bien, la solitude étant mon seul compagnon à bord…
Le
lendemain matin 7h30 je largue les amarres, fait le plein de gasoil (il était
temps, 80L, elle avait très soif ma petite MJ) et direction Le Chenal Du
Four, suivi par Camaret à l’entrée de la Rade de Brest.
Dans
un brouillard et au moteur jusqu’au phare du Four.
Changement
de cap, on déroule le genois et fini le Broum-Broum…
Par
magie le brouillard commence à se lever.
Je
traverse le Parc National d’Armorique.
Que
la Bretagne est belle !!!
A
la pointe de St-Mathieu deuxième changement de cap et je fonce à +8 nœuds !!
sur Camaret. C’est super !
Je
dépasse trois voiliers, dont un très beau 40 pieds Danois.
Plus
tard trois hommes viennent me voir au ponton à Camaret.
Ils
m’expliquent être parti de l’Aber Wrac’h au moment ou je me dirigeais
vers la station de service.
Et
comme je les ai dépassé à la pointe, ils voulaient savoir quel est cette
fusée Belge…
Camaret
est mignon, mais on a vite fait le tour…
D’abord
j’ai pris rendez-vous pour l’entretien de mon moteur.
Puis
j’ai acheté une belle entrecôte, des légumes et des frites que l’on
peut préparer au four… La fiesta quoi…
Sauf
les frites au four… un peu molles… mais mieux que rien…
J’en
ai profité pour roder ma nouvelle casserole sous pression en prépareant un
bon potage au légumes. Miammiam.
Le
lendemain matin d’abord regarder le passage du fameux port-avion
ex-Clemencau, puis parti avec mon petit vélo à la recherche d’un réparateur
de voiles.
Suivie
d’une petite visite dans les rues autour de la marina.
J’ai
encore de belles photos à vous montrer !
Voir
l’album MJ03-Bretagne.
L’après-midi
service technique du Bukh avec le meccano.
Mais
on est en France, et malgré ma demande plus que claire pour un
entretien-vidange avec changement des filtres d’huile et fuel ainsi que
des anodes du bloc moteur, le meccano c’est présenté avec des mauvais
filtres et sans les anodes…
Pas
d’anode moteur en stock…
N’oublions
pas qu’officiellement cet atelier mécanique est l’importateur pour la
France des moteurs Bukh, et que j’avais déjà confirmé ma commande par téléphone
une semaine avant…
Mais
bon, demain j’aurais mes voiles réparées et probablement une solution
pour les filtres et anodes.
Heureusement
que j’avais tout les filtres nécessaires à bord…
Tu
parle d’un importateur… de légumes oui…
Mais
ils ont un très bon meccano… très raleur (comme tous les Français…)
mais il connaît son métier. Et pour moi c’est ce qui compte.
Le
soir ce fameux nouveau remorqueur Abeille Bourdon, qui est le plus puissant
au monde avec ces 2x 25.000.ch !!! , c’est mis en stand-by dans la
rade. Un monstre !
Egalement
visible dans mon album photos.
Cela
confirme la chute du baromètre…
On
annonce gros temps, tempête en mer et tout et tout…
Me
voici cloué à Camaret pour quelques jours.
J’envisage
de rentrer dans la Rade de Brest pour une balade avec MJ, à l’abri du
gros temps, mais au moment ou je décide de partir les dieux ouvrent l’écluse
du ciel, et il tombe des hectolitres de flotte.
Dans
ces conditions il n me reste plus qu’à patienter gentiment à Camaret, et
de partir à la recherche d’un cybercafé pour vous envoyer ce récit.
Lundi ou mardi je pourrai continuer ma descente via l’Ile de Sein et la
pointe du Raz direction Bénodet. Deuxieme arrêt sera l’Ile de Groix et
Port-Louis à Lorient.
P.S.
Une réponse par mail ou un petit coup de fil me font toujours
plaisir…
A+,
Luc