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 MJ07 :  Pour la petite histoire…                                        25/10/2005

 

Quitté Bruxelles le 16-08-2005 je vie de ce fait déjà 2 mois sur MJ. Comme le temps passe vite…

Et malgré le fait que MJ est plus un voilier type ‘’ régate familiale ‘’ qu’un ‘’ tour du mondiste ‘’, malgré le petit volume intérieur (surtout comparé à la nouvelle génération de voiliers, mon 33’ de 1976 est agréable mais avec un volume intérieur restreint) je suis toujours heureux d’avoir pris cette décision de changement de ma vie.

Mais également malheureux d’être un peu coincé à Saint-Malo…

Pour le moment la météo est très variante à Saint-Malo.

Mais toujours plus de temps sec que de pluie.

Mais quand sa souffle, sa souffle bien !

Dans ces conditions je suis soulagé d’avoir choisi de rester ici.

Mais quand il fait beau, cela chatouille et j’ai vraiment envie de larguer les amarres…

 

Mais je n’aime pas partir pour ensuite revenir sur Saint-Malo, et préfère visiter le coin en moto… Je deviens un marin des quais…

Quel est encore ce proverbe Français ?

Les meilleurs marins sont ceux que l’on trouve sur les quais ?

 

  

Quatre raisons m’avaient convaincu d’hiverner ici.

1-    Je ne suis pas trop loin de Bruxelles, ce qui me permet de remonter en cas de besoin et permet à mes amis de me rejoindre pour un week-end ou autres…

2-    J’ai une moto à ma disposition, et la région est belle…

3-    L’autre jour j’ai cassé une dent. Et ici les dentistes sont aussi lents que chez nous. Comme les soins doivent se faire en divers étapes (et chaque étape ce fait un Lundi) d’ici à ce que ma dentition soit ok un mois ou + sera passé comme rien…

4-    Je passe 6mois dans la marina pour 470€ au lieu de la moyenne 22€ à 25€ par jour (tarif visiteur).

 

Hé oui, l’autre jour j’ai cassé une de mes dents en sectionnant ma ligne de pêche... Quelle bêtise de ma part, alors que j’ai tout ce qu’il faut à porter de la main, pinces et ciseaux etc.…

Non, j’ai voulu faire comme les jeunes…

Encore heureux que cela ne m’arrive pas en plein traversée Atlantique ou dans un pays ou les soins sont loin d’être exemplaires… Je me vois déjà chercher un dentiste au Cap Vert…

Et finalement le plus dur serait d’être coincé plusieurs semaines pour des soins alors que le temps serait idéal pour poursuivre mon voyage… Ici au moins, vu l’hiver qui est devant la porte, l’immobilisation est de toute  manière conseillée…

Hier après-midi le vent c’est tout à coup levé de 3 à 6 Bft, avec des rafales de 8-9 Bft… Et une mer pleine de moutons…

Imaginez ce que cela doit être au large, sorti de la grande baie…

 

Et le feuilleton de ma dent n’est pas la seule bêtise du mois…

 

La semaine passé j’étais plein de courage pour faire un grand nettoyage dans MJ, fond de cale y compris.

Je rempli 2 seaux d’eau et savon sur le ponton.

Et en montant sur MJ j’ai négligé une des règles principales de sécurité, une main pour le bateau et une main pour soi.

Ayant un seau dans chaque main, j’ai probablement du mettre le pied sur un des cordages de fixations de cagnard au rail.

Résultat, j’ai de ce fait glissé avec une jambe le long de la coque, et atterri avec mon thorax et mes + 100Kg sur un des chandeliers.

Et me voilà blessé dans mon ego (encore heureux qu’il n’y à rien de plus grave) et bon pour des petit travaux…

 

Acheter et installer une nouvelle embase pour chandelier.

Hé oui, j’ai réussit à casser net l’embase avec mon poids-plume…

Moi qui me plaignais de n’avoir rien à faire, j’aurai mieux fait de me taire et d’apprécier mon aire de vivre…

Comme en plus je n’ai rien trouvé qui ressemble aux embases installé d’origine sur MJ, j’ai de ce fait acheté une pièce standard.

Ensuite obligé de poncer et boucher les trous de l’embase cassée.

Attendre que cela durcisse, puis forer les trous pour la nouvelle embase, fixer avec du sicaflex + visses et écrous etc.…

Et hop, encore deux jours de passé sans s’ennuyer…

Encore heureux que je suis bien outillé, et muni de dons de bricoleur, sinon une belle claque dans la caisse de bord…

 

Mais me voilà à Saint-Malo Port Vauban depuis environs 1 mois et je deviens déjà très impatient pour continuer mon voyage!

La côte est vraiment très belle en Bretagne, et j’ai hâte de voir la région entre Perros-Guirec et l’Ile de Ré…

Et après j’aurai la superbe côte du Portugal, surtout de Ria-de-Muros via Fjord Portosin, Villagarcia, El Grove jusqu’à Vigo.

Une côte avec une partie un peu comparable aux calanques (situé entre Marseille et Cassis) mais avec plus de verdure…

Puis vient la traversée direction Madeira et Canary Islands…

Peut-être avec une escale au Maroc, à Tanger…

Et ce n’est pas fini… Mais je ne suis pas pressé du tout, et il y à beaucoup de chances que Madeira sera pour 2007…

Ce serait dommage de passer tout ces beaux coins comme un boulet de canon…

Hé oui, encore pas mal de photos à prendre et d’expériences à partager avec vous…

 

Quand même incroyable comme la vie peut être différent pour l’un ou l’autre. Plusieurs d’entre vous m’ont répondu que j’ai de la chance et de l’audace d’avoir choisi pour cette aventure etc.…

C’est sympa, merci, et pourtant…

 

Quand on y réfléchit un peu, déjà dés notre naissance une grande partie de notre vie est pré-tracé. Ceux qui ont de la chance sont né en bonne santé, dans une famille affective et financièrement aisé. Ils grandissent dans un confort de vie plus qu’enviable.

Si en plus cette famille habite dans un pays secure et stable, dans une région ensoleillé et prés de la mer, c’est un rêve…

Je signe tout de suite…

 

Moi je suis né en bonne santé, c’est déjà sa, mais c’est tout…

Je ne peux pas trop me plaindre, c’est probablement le point le plus important… enfin… ceux qui me le disent ont quand-même également l’affection familiale qui n’est pas du tout à négliger !!

Et ceux qui disent que l’argent ne fait pas le bonheur sont rarement dans de grands problèmes financiers…

 

J’ai quitté mes parents à l’âge de 14 ans, car ma situation familiale était tout sauf agréable, voir supportable...

Une mère alcoolique et un père qui à finalement joint la secte des témoins de Jehova, un cocktail mental qui mérite la palme d’or et, contrairement à une belle cuite, dure plus de 24 heures…

Comment peut-on être assez idiot pour obliger l’acceptation d’une croyance en utilisant la menace et la violence ?!?

Déjà qu’il faut être vraiment con pour croire à toutes ces idioties…

A 13ans j’avais demandé à mes parents de me mettre dans un internat, car je ne supportais plus d’être en leur présence.

Ils m’ont inscrit dans une école Technique à Aalst, ainsi que dans un internat indépendant chez des Jésuites.

Un des surveillants avait la nécessité de me rendre régulièrement une courte visite plus qu’amicale dans la nuit.

Soi-disant pour m’aider à prier quand j’avais ‘’des mauvaises pensées’’, comme il disait si bien…

J’y ai appris le terme ‘’avoir des mains baladeuses’’.

Mais comme je n’ai pas ma langue dans la poche je me suis plain au directeur de l’école… Résultat, ils m’ont viré de l’internat.

Dégoûté de tout, je me suis enfui de l’école.

 

J’ai vécu 1 an dans la rue, dormant dans des garages et autres abris.

Pour me nourrir je demandais du vieux pain à une boulangère, en utilisant l’excuse que c’est pour nourrir les canards dans le parc, et je mangeais entre les rayons des grandes surfaces de l’époque, comme le Pribas et le Delhaize. Oui, j’étais un petit voleur…

C’est finalement mon oncle Georges qui m’avait pris sous son aile. Le seul être humain que j’admirais, un homme incroyable…

 

Non seulement il est paralysé des jambes depuis l’âge de 18ans suit à un accident de voiture, assis courbé à l’arrière d’une MG cabriolet conduite par mon père et qui à fait un tonneau,  ce qui avait brisé la colonne vertébrale de Georges à hauteur de l’estomac.

Mais en plus à l’âge de +/- 30 ans, du à ces multiples opérations et infections, ces reins ont cessé de fonctionner et il était forcé de passer tout les 2 jours à l’hôpital pour se faire dialyser... 6h branché à un filtre… quelle vie désagréable et pleine de souffrances…

Et malgré tout cela il gardait un dynamisme de vie exemplaire.

Je n’ai jamais osé me plaindre pour quoi que ce soit, car à côté de lui mes bobos n’étaient que de la nioniotte…

 

Avec lui je me sentais enfin utile et aimé.

Pour moi c’était mon père, mon grand frère et mon meilleur ami à la fois… Ensemble on avait démarré plusieurs aventures commerciales.

 

De son lit il vendait des répondeurs téléphoniques par téléphone, surtout à des médecins et autres dentistes, à l’époque cet appareil était quand même une petite révolution technique.

Et moi je prenais mon vélo et j’allais installer le répondeur, parfois à des heures de vélo du domicile ! (et sans études techniques…)

Ma 1ere aventure dans ma vie active…

 

Et un jour j’en avais un peu ras-le-bol de cette vie.

A ce moment j’avais 17ans.

J’ai vu une annonce pour aller travailler comme moniteur dans un club à la Costa del Sol. Style Club Med.

Georges a su me remplacer par un technicien.

J’ai falsifié mes papiers, car l’âge minimum requis était 19ans.

Et je suis parti à l’inconnu pour ma 2eme aventure.

 

      

D’abord j’ai débuté dans le Club comme moniteur de sport.

Ping-pong, tir à l’arc, jeux de plage etc.…

Très vite je suis devenu moniteur de voile, puis responsable des infrastructures de plage ainsi que de l’animation générale.

Je me levais à 6h et démarrais ma journée avec des cours de gym sur la plage, puis le petit-déjeuner avec les plus belles filles du jour.

A 8h j’amenais les touristes durant 1h de balade à cheval.

A 9h ouverture du club de voile.

Si pas assez de vent, encore des balades à cheval.

Si trop de vent je m’amusais à jouer au sauveteur avec le zodiac.

Et quand le vent soufflait de la terre on pouvait être sur que la moitié des pédalos ne revenaient plus… C’était rigolo !!!

Et le soir je m’occupais de l’animation, la sono, les yeux divers etc.…

J’ai vite appris que les femmes mariées sont aussi fidèles que les Labradors… Et j’ai visité pas mal de chenils dans ma vie…

 

Ainsi j’ai le souvenir d’avoir autorisé à un mari de partir seul avec un 420 (un voilier-dériveur) par vent de terre, sachant qu’il ne pourra jamais rentrer seul. Me donnant ainsi le temps de m’occuper de sa femme pendant un bon moment, pour ensuite aller ‘’le sauver’’ avec le zodiac. Et en plus le type m’invitait au resto pour me remercier…

Une histoire parmi temps d’autres…

Quand je regarde le filme ‘’Les Bronzées’’ je rigole, car c’est bien caricaturé, on voit que c’est du vécu…

 

Cette vie était divertissante, mais après un temps j’en avais ras la casquette. Et le Service Militaire m’avais appelé sous ses drapeaux.

 

Comme je n’aime pas vraiment les Militaires ni autres institutions dictatoriales je me suis présenté en faisant comprendre à ma manière que l’armée ce n’est vraiment rien pour moi.

Ils m’ont envoyé 3 semaines en observation dans un Hôpital Psychiatrique à Anvers, chez les ‘’fous’’, et j’en suis sorti (heureusement…) réformé à vie pour le service Militaire.

Faut vraiment croire qu’il y a un problème dans ma case supérieure.

 

Ma 3eme aventure était l’ouverture d’un magasin Hi-Fi à Waterloo, suivi quelques années après d’un autre magasin à Wavre, puis un à Anderlecht. Je travaillais de 6h à 21h à courir d’un magasin à un autre pour résoudre des problèmes ainsi que fournir les produits que j’allais chercher chez les importateurs divers.

Et le soir je partais installer des chaînes stéréo à domicile et dans des discothèques. Je ne rentrais jamais avant 2h du matin…

Non, pas en vélo, mais avec une camionnette Bedford.

 

                  

Je travaillais jour et nuit. Mon oncle s’occupait des paperasses.

J’avais même crée un petit club avec quelques collègues-concurrents nous permettant ainsi de faire des groupements d’achats pour bénéficier des meilleurs conditions.

Mais j’ai vite appris que la jalousie et la petite vision de la majorité des Belges dépassent le sens de la logique et des bonnes affaires.

Mon groupement d’achats n’a pas fait long feu…

 

                         

Financièrement mes aventures sont également hors du commun.

Pour aménager la surface louée en magasin hi-fi ainsi que pour acheter un stock de produits j’avais un total de 5.000. € .

Avec cette somme modeste on ne va pas très loin en affaires !

Mon oncle avait encore moins, car officiellement il ne pouvait pas travailler sinon il perdait ses revenus comme invalide.

Hé oui, les dirigeants de notre pays punissent les gens qui veulent travailler en les taxant de tous les côtés.

Et aucune banque ne voulait nous suivre dans notre aventure financière… Alors j’ai ouvert un compte dans toutes les banques différentes de la région, je crois 8 en tout.

Et j’ai versé, puis retiré, puis à nouveau versé puis retiré différent montants de ma somme de base sur mes différentiels comptes. Histoire de mettre mes gérants de banque au diapason, que l’argent circulait sainement.

Puis un jour j’ai plongé au maximum dans tous mes comptes.

A l’époque cela devait faire un négatif de 1.000. € Par compte, avec mon capital de départ je savais jouer de ce fait avec 13.000. € .

Entre-temps j’avais fait un accord avec mes divers gros fournisseurs pour une mise en consignation de matériel pour 1 trimestre pour un montant équivalent au montant de mes achats. Du coup j’avais pour 23.000. € de marchandises dans le magasin.

Et mon fournisseur de décoration (tapis – peinture etc.…) me facturait avec un délai de paiement de 60 jours.

Bien sur je réalisais tout les travaux de rénovation moi-même.

Allez hop, plus qu’à vendre mes produits, et vite, car j’avais les banques sur le dos, et ils n’avaient pas beaucoup d’humour…

Mes comptes en négatif pénalisé d’intérêts très élevés…

Et heureusement le magasin était un succès dés l’ouverture !

 

Ma 4eme aventure, l’importation en directe des Etats Unies.

Entre-temps mes finances s’amélioraient et deux banques m’ont fait assez confiance pour engager un crédit d’investissement.

Je partais visiter les Salons Electroniques à Detroit et Chicago et achetais entre-autres des gadgets électroniques comme les premières montres digitales (achetées 10$ et vendues 500.$) et les jeux de TV ping-pong (idem, vendus 150.$), ainsi que des disques 33tours déclassés à 25cent que je vendais en Belgique à 125Fb (3€).

Petit à petit les volumes grandissaient, pour finir par des petits containers de 40’. Et le matériel grandissait également, pour finir avec des sonos et des haut-parleurs énormes pour les discothèques.

Mais avec les Américains il fallait payer cash !

‘’Documents against payment’’ ! Puis venait s’ajouter les taxes d’importation ainsi que la TVA. Je ne vais pas vous saouler avec mes aventures financières, mais ce n’était pas du gâteau !

Je vous assure qu’à l’époque j’ai mangé plus de potage avec du pain que des steak –frites !!!

Mais je n’ai jamais baissé les bras, et saisi toutes nouvelles opportunités qui se présentaient.

Ainsi plusieurs clients pour qui j’avais installé des sonos dans des magasins, bistros et autres m’ont fait comprendre qu’avec la location d’un juke-box ils avaient l’avantage d’une livraison régulière de disques.

Avec ma sono ils étaient obligés de se débrouiller pour la musique.

Et ils n’avaient pas le temps ni l’envie de s’encombrer de cette tache. Alors j’ai commencé à enregistrer des bandes sono ainsi que des cassettes 8-track. Des cassettes avec une bande sans fin, muni de 8 pistes de musique. Dans les années ’70 c’était la vedette dans les autoradios VOXSON, que nous importions de l’Italie…

Dans ma chambre j’avais installé 10 enregistreurs à bande TEAC ainsi que 10 enregistreurs 8-track AKAI. Et toutes les nuits avant de me coucher je démarrais mes 20 enregistreurs.

Ainsi j’ai vendu des milliers de bandes enregistré.

Plus tard sont sorti la vidéo -VHS, ainsi que le premier film VHS.

Mais il était interdit de louer, uniquement la vente était autorisé.

Non seulement je réalisais des centaines de copies de film (illégal) mais en plus j’avais trouvé la faille dans le règlement.

J’offrais aux clients la possibilité de devenir membre de mon club.

Officiellement les membres achetaient un film. +/- 100€.

Le club offrait la possibilité de faire reprendre leur film à +/- 80€.

Et ils achetaient un autre film VHS à 100€.

Alors qu’en réalité je les louais à 20€.

Et en un rien de temps le bouche-à-oreille avait fait son chemin et je comptais des centaines d’adhérents.

A tel point qu’un jour j’ai conclu un accord avec mon voisin, un bistrot, pour y utiliser un local exclusivement destiné au club.

Mon magasin devenant beaucoup trop petit.

Plus tard ce bistrot est d’ailleurs devenu un club vidéo officiel.

Et pour les films qui venaient de sortir sur écran j’avais une super combine ! Un ami avait une salle de cinéma à Bruxelles.

J’installais une camera VHS dans le fond de la salle et j’enregistrais le film sur des cassettes VHS. Parfois on pouvait entendre les gens rire, ou tousser. On entendait également le bruit des marteaux-piqueurs durant les travaux du métro de l’Avenue Louise…

Mais cela se vendait quand-même ! Quelle époque !!! De la folie…

 

Un autre ami utilisait souvent la voiture officielle de son père Corps Diplomatique. Une BMW 635 Alpina avec des plaques CD.

De ce fait on roulait sans se faire arrêter par la police !!

Immunité Diplomatique. Officiellement ont était en Allemagne…

Un jour on faisait la course avec deux autres fous, a 180Km /h dans les tunnels de l’avenue Louise. La Police roulant en Harley Davidson à du fermer l’entrée du Parc pour nous coincer, car ces motos ne roulent pas assez vite. Mes amis ont eu les pires ennuis, mais mon copain brandissant sa plaque CD on est rentré chez nous sans problèmes…

A l’époque nos pays avaient des frontières et des contrôles sévères pour l’import-export. Souvent son père Diplomate quittait la Belgique en avion. On en profitait pour piquer sa BMW et on fonçait à Amsterdam. On bourrait la voiture de cassettes et autres films, en majorité film-X car cela se vendait très bien, et on rentrait à Bruxelles sans se faire contrôler à la douane. CD…

Cela finançait nos activités coûteuses comme le rallye et autres.

Un jour son père ayant découvert nos activités, ce fut fini…

Mais ma plus grande difficulté était de m’entourer de gens actifs et de confiance… Pas évident !

Je croyais que j’étais normal, que les autres étaient comme moi.

Que mes employés = ‘’mes amis’’, et j’avais une confiance aveugle.

Un jour je faisais la caisse de mon magasin de disques à Anderlecht.

Et je signale à mon vendeur qu’il y avait une différence de 500. €.

Sur ce il me répond qu’effectivement il avait du changé de la monnaye, et avait oublié de remettre l’argent dans la caisse.

Et il me donne 500. € qu’il prend dans son jeans.

Mais, ooohh ma stupéfaction, je ne lui avais jamais dit qu’il manquait 500.€ ! Car en fait j’avais 500. € de trop par rapport à mes tickets de caisse. Autrement dit, là j’avais du coup 1.000.€ de trop !

Inutile de vous faire un dessin…

 

Ma 5eme aventure, je devais avoir +/- 22-23 ans.

Durent ma visite au salon de Chicago j’avais vu un homme se balader dans les couloirs de l’expo avec un petit scooter électrique très sympa. Un Amigo.

Je l’ai accosté, lui ai proposé d’acheter son Amigo au prix fort d’un nouveau scooter et je l’ai mis dans un taxi pour qu’il se débrouille. Car le lendemain matin je prenais l’avion retour Bruxelles et je n’avais ni le temps ni l’envie de me taper des centaines de Km pour aller acheter ce scooter chez un distributeur. Et plus tard avait démarré la révolution des chaises-roulantes, grâce à nos scooters électriques AMIGO importé des USA.

Deux années plus tard je me suis rendu à l’usine d’Amigo, à Bridgeport dans le Michigan, pour y acheter des pièces de rechange.

Depuis que Georges utilisait son Amigo, aucune panne.

Ce qui prouvait sa fiabilité ! Mais l’usure est inévitable.

L’Amigo n’existant nulle part ailleurs, j’étais obligé de me rendre chez le fabricant. La j’ai rencontré All Thieme, un plombier qui un jour avait fabriqué un petit scooter électrique pour sa femme qui avait la Sclérose en Plaques. Et son produit est devenu un succès local. (Aux USA local = la taille de la France…)

A ce moment là All employait déjà 123 ouvriers.

Pas mal pour un petit plombier…

All m’avait supplié de vendre ces scooters en Europe.

D’abord cela ne me disait rien du tout…

Vraiment rien à voir avec l’Hi-Fi, et toujours entouré d’handicapés…

Mais mon calcul était vite fait, en achetant 10 Amigo au prix distributeur je ne payais que le prix de 4, et comme Georges adorait ce scooter, why not… Et All était si emballé qu’il m’autorisait une ligne de crédit de 5.000.$. Plus aucune hésitation…

Finalement ces 10 Amigo se sont vendus très vite, suivi de 20, puis 1 container, puis deux etc.…

Je suis devenu le plus grand distributeur d’Amigo-US…

 

Mon oncle s’occupait toujours des comptes et paperasses.

Mais pour me permettre de réaliser mes deals aux USA il avait arrêté les payements à l’état. Et l’ONSS ainsi que la TVA ne rigolent pas. Des amendes et des intérêts vertigineux suivaient.

J’avais un repreneur pour mon magasin HI-FI Shop à Waterloo.

Et j’ai du fermer les autres magasins Hi-Fi, car déclaré en faillite.

Et on s’est lancé à fond dans ma nouvelle société Amigo-Benelux avec la vente les scooters Amigo.

Suivi rapidement par l’importation des premiers chaise-roulantes avec des couleurs sympa. A l’époque tout ce qui était médical devait être chromé pour des raisons hygiéniques.

Encore ces normes à la con…

Mais une nouvelle révolution allait démarrer, des chaises-roulantes sympa à regarder… De nos jours tout cela est devenu quotidien…

Mais on c’est battu avec les institutions, les mutuelles et autres organismes d’homologation… de vrais cons…

 

Notre société Amigo-Benelux était devenue assez importante, avec + 50 employés et des centaines de revendeurs dans le Benelux.

Mais figurez-vous qu’en Belgique je vendais toujours plus de chaises-roulantes dans mon temps libre que le meilleur de mes 4 revendeurs à temps plein ! Et moi j’avais en plus tout le reste à faire…

 

                    

Là démarre ma 6eme aventure avec Amigo-Europe.

Une nouvelle société est crée, ayant comme associés Amigo-USA et Amigo-Benelux. Car l’enjeu devient important et les Ricains veulent assurer leurs arrières. Et là je ne peux plus suivre financièrement !

La vente des Amigo’s sur la France, l’Allemagne, l’Italie, l’UK…

Et toujours avec Georges qui s’occupait des papiers et finances.

Et c’est ainsi que j’avais voyagé pas mal en Europe.

Mais la routine était là, et je commençais à m’ennuyer…

 

Un jour a démarré ma 7eme aventure, ma société d’adaptations et aménagements de voitures pour les moins-valides.

Amigo - Paramedica à Zaventem.

Beaucoup de mes clients en chaise-roulante se plaignaient de la manière de travailler des deux seuls ateliers à l’époque en Belgique.

Et je me suis dit que toutes ces adaptations n’étaient pas si difficiles que cela à réaliser. J’ai d’abord adapté une voiture pour mon oncle, puis pour des amis, puis la balle c’est mise à rouler…

Au début j’acceptais n’importe quel travail qui rapporte.

Glisser des tuyaux dans des gaines spécifique pour des installateurs de chauffage dans le sol, souder des cadres en inox pour des chambres de visite pour égouts, souder des remorques sur mesure.

Finalement je transformais en moyenne 150 voitures par an !

 

Comme je m’ennuie vite une fois que la routine pointe son nez, et que j’ai toujours perdu de l’argent avec mon parc de voitures (car j’avais la folie des voitures et je changeais de voiture très souvent) j’avais  décidé, ma 8eme aventure,  d’ajouter le commerce de véhicules d’occasion et d’ouvrir un département Garage toutes marques. De ce fait j’avais toujours divers belles voitures à ma disposition, qui en plus me rapportait de l’argent.

En théorie du moins…

Mais je vous jure que les rallyes et autres courses de voitures sont un gouffre financier énorme !!! Y compris les classic cars…

 

                   

                   

Ma 9eme aventure était de devenir concessionnaire Citroën.

Bizarre ? Non, pas vraiment. J’avais envie d’une Citroën BX Gti.

Et comme je voulais toujours tirer le maximum d’avantages j’ai proposé à Citroën de devenir leur concessionnaire pour Zaventem.

Le hasard voulait qu’ils avaient justement un énorme problème sur mon territoire, car beaucoup de sociétés de Leasing et location s’y sont installés et aucun garage avec enseigne de la marque à leur service. J’étais tombé le cul dans le beurre, une fois de plus.

 

Mais le virus des voyages était bien ancré en moi et chaque fois que j’en avais l’occasion je partais vers l’inconnu.

Ainsi j’avais un jour envie de visiter le Canada.

Et me voilà parti à Montréal pour quelques semaines, laissant la responsabilité de l’atelier à mes quatre ouvriers.

Comme je devais trouver de quoi rentrer mes frais de voyage dans ma société, me voici d’abord à la recherche d’ateliers d’adaptations.

En plus cela m’intéressait, les Américains avaient une bonne avance sur nous dans ce domaine. Et j’y ai visité une société artisanale qui transformait des Cadillac en Limousine extra-long. De 6 à 8m !

 

Incroyable ! Ils achètent une Cadillac toute neuve, la déshabillent et la coupent en deux !! Puis ils rallongent le châssis de 4m et soudent des tôles vitrés entre les deux bouts etc… Très simple et audacieux à la fois… cela commençait à travailler dans ma petite tête…

Mais notre marché est si limité que ce serait de la folie de s’y lancer chez nous… et ne parlons pas des problèmes d’homologation !

Par contre l’importation à l’unité n’est pas exclus…

Et le malheur voulait que la fille de Cliff, le Boss, était tétraplégique du à un accident de voiture. Et elle refusait de conduire le véhicule type des handicapés Americains, un Dodge Ram équipé d’ouvre portes électriques, un élévateur etc.…

Ensemble nous avons étudié la possibilité de modifier un Chevrolet Blazer. Comme j’avais également un fameux monstre 4x4 en Belgique, je le connaissais par cœur.

Et nous voilà réunis pour ma 10eme aventure.

Découper et rabaisser le châssis et le plancher d’un Blazer, agrandir la porte conducteur ainsi que l’ouverture de la porte etc., permettant ainsi à sa fille de s’installer en chaise roulante derrière le volant.

Et vu la folie de notre projet, autant démarrer deux voitures à la foi.

Cela réduit les coûts de recherche… du moins si l’on parvient à vendre le deuxième proto, et si tout fonctionne comme il faut…

Cliff trouvait que j’étais encore plus crazy que lui…

Je prenais cela comme un compliment…

Lui qui à l’habitude de couper des Cadillacs en deux…

 

     

Pour arriver au bout de cet aventure j’ai fait pas mal d’allers-retours en Quebec ! Et j’y au tout visité en motorhome, j’adorais cela…

Une fois le résultat terminé, Ann (sa fille) m’avait embrassé les larmes dans les yeux. Elle était comme un soleil radiant, elle revivait. La magie de la folie et sa joie…

 

Mais les deux protos nous avaient coûté la peau des fesses.

Moi j’ai importé mon premier Blazer modifié en Belgique.

Il m’a fallu 6 mois pour pouvoir l’homologuer…

Mais finalement j’ai su le vendre avec un bon benef.

Cliff et moi avons calculé que la cinquième unité payait les proto.

Et au début de notre projet nous avons conclu un marché exceptionnel avec Chevrolet. Un sponsoring ainsi q’une remise rétroactive si on arrive à vendre 5 Blazer modifiés.

Et nous voilà reparti pour 3 autres chantiers…

Cliff en prenait deux à son compte, et moi le troisième.

J’ai de ce fait vendu deux de ces monstres en Belgique.

Et j’en ai profité pour importer quelques dizaines de JEEP et Chrysler Voyager du Canada. J’avais les tous nouveaux modèles en Belgique 1 mois avant l’importateur de l’époque Chrysler Import Belgium!

Et la Délégation Française d’intégration des Handicapés avait montré un intérêt certain pour mon projet.

Mais quand j’ai vu la montagne de paperasses ainsi que les problèmes d’homologation ainsi que le passage aux mines en France, j’ai baissé les bras. Tout cela m’emmerde profondément.

J’adore la création, je déteste la commercialisation et tout ce qui vient autour d’une nouvelle aventure commerciale…

 

                      

Et un jour mon chemin Canadien à croisé celui de Marcel Bourrasa et de Claude D’Amour. Marcel était un des associés de Ricon, la société qui réalisait la partie hydraulique de notre élévateur dans le proto Chevrolet Blazer. Puis Ricon était racheté par une grande société Américaine et Marcel avait démarré Savaria, une nouvelle société qui produit des petits ascenseurs résidentiels.

Ciblant la clientèle des moins-valides et du troisième âge.

Son produit me plaisait énormément par sa simplicité, solidité et son prix. Et là j’ai, pour la première fois, démarré la commercialisation d’un produit purement par intérêt financier.

 

Ma 11eme aventure, l’importation et distribution des élévateurs Savaria en Benelux, puis l’Europe…

Comme à l’époque avec les Amigo’s, j’ai commencé par importer 5 ascenseurs, puis 10, puis 50… et cela se vendait comme des petits pains… mais des petits pains à 10.000.€ et +…

Et j’en ai visité des pays Européens…

 

Un jour Marcel m’envois Claude D’Amour, histoire de savoir qui je suis exactement et comment je fais mon petit business en Europe.

Et aujourd’hui nous sommes toujours les meilleurs amis !

Malheureusement quelques années plus tard la loi exigeait la mise en normes ISO9000 du produit.

Me voilà reparti pour une montagne de paperasses et des tests d’homologation chez AIB-Vincotte, la TUV etc…

Les Anglais avaient également sortie une copie de notre produit.

Comme Marcel avait entre-temps attaqué le marché des Etats Unies, où il vendait par moi ce que je vendais par an, nous avons décidé en commun accord d’arrêter notre aventure.

 

La seule constance durant toutes ces années et aventures reste mon atelier d’adaptation et d’aménagement de voitures pour les moins-valides. Un enfant qui grandissait sans trop d’histoires…

 

Mais je m’ennuis vite, et me voilà parti à la République Dominicaine.

Mon copain Claude y avait construit un petit bloc avec 6 appartements, piscine etc… et au lieu de se voir dans le froid du Grand Nord il m’avait invité ‘’sous le soleil des Tropiques ‘’…

 

L’île m’avait tellement plu que j’y suis retourné, mais seul.

Et j’ai visité toute l’île 3 fois, en moto.

Les gens y sont tellement accueillants, les filles sont belles et la nature une merveille… Un lieu m’attirait plus que le reste.

Las Terrenas, de l’autre côté de la montagne de la baie de Samana.

J’y ai acheté un terrain assez grand, donnant sur la plage, juste à la sortie du village de pêcheurs.

 

    

   

         

                 

Ma 12eme aventure y commence…

Et j’y ai construit une cabane, puis deux histoire d’en louer une.

Et l’idée d’y réaliser mon petit paradis grandissait.

J’avais ma petite casa, ma moto enduro et mon petit cheval.

Pour tuer le temps, car la vie est très monotone sous les cocotiers, je m’amusais à faire l’entretien des ‘’plantas’’.

Les plantas sont des groupes électrogène diesel pour alimenter les restos et hôtel de courant, car il y à régulièrement des coupures.

Et un hôtel ou resto sans électricité c’est la cata… surtout la nuit.

Et sous les tropiques la nuit tombe vite !

J’engage 2 ouvriers pour faire le sale boulot, car travailler dans un bunker en béton avec +40° c’est vraiment pas gai !

Et j’ai vite appris qu’il ne faut jamais payer ces ouvriers par semaine, mais par jour ! Et donner la moitié de la paye à leur femme !

Car La République Dominicaine c’est le pays de la canne à sucre.

Et qui dit canne à sucre dit Rhum.

Quand je les payais à la semaine je ne les voyais plus durant 3 jours… Ils claquent tout leur fric en se saoulent la gueule…

 

Malheureusement j’ai attrapé un virus dans mes reins, qui m’avait cloué au lit de l’hôpital à Santa Domingo. Suivi d’un rapatriement pour me remettre sur les rails… De retour en Belgique je reprenais les rennes de mon atelier en main histoire de relancer vers la hausse le chiffre d’affaires, qui avait fameusement plongé…

Quand le chat n’est pas là, les souris dansent…

Pour garder ma petite propriété Dominicaine en parfait état j’avais proposé à un couple de Français, qui y vivent dans des conditions précaires, d’utiliser une de mes cabanes moyennant un loyer payé en main d’œuvre via l’entretien du terrain et des cabanes.

Eux sont ravis, moi de même car je pouvais quitter les lieux sans trop m’inquiéter de mon bien. Car dans les tropiques la nature prend très vite le dessus. En plus il y à une loi qui stipule que un propriétaire ne peut pas chasser des Dominicains de son territoire si ils y vivent durant +6mois… Alors gare aux squatters !!!

 

Une fois de plus la chance en affaires me sourit, car j’avais appris qu’une société d’immobilier Italienne, dont le siège Social se trouve à Gibraltar (autrement dit ‘’La Maffia’’) avait déjà acheté tout les terrains autour du mien. Un grand projet d’usine touristique, un Hôtel all-inclusif du style Iberostar, attendait l’autorisation de l’urbanisme de Samana… Autrement dit, il leur faut absolument mon terrain.

Et le petit aéroport, à quelques km de là, allait devenir un aéroport international. Pour des charters de touristes comme à Punta Canna.

Et j’ai sagement attendu 2ans. Tout les 3 mois leur proposition montait. Un jour je leur ai dit mon prix. Ils ont discuté, discuté…

Finalement on à conclu l’affaire. Pour moi c’est le prix d’achat x4.

Il est vrai que côté business la vie m’à souvent sourit.

 

Mais du côté des sentiments j’ai moins de chance…

J’étais encore jeune et naïf, et les années m’ont obligé à encaisser une fois de plus des situations familiales et financières plus que désagréables… Surtout venant de la femme de mon oncle, quelques années après qu’il se soit marié. Je devais avoir dans les 22-24 ans à l’époque… Il m’était devenu impossible de rencontrer Georges…

Et elle m’à présenté la cerise sur le gâteau après le décès de mon oncle… Quand l’argent pointe son nez l’on connaît très vite ces vrais amis, et la destruction familiale n’est jamais loin…

Non seulement sa femme avait réussit, avec ces complices conseiller-fiscaux, à falsifié le livre des actionnaires de la société Amigo-Benelux ! Du coup je n’avais plus rien à dire ni dans Amigo-Benelux ni dans Amigo-Europe, car Benelux en est l’associé…

Mais elle m’à également fait un procès pour un soi-disant emprunt non-remboursé. Cela concernait le payement de l’ONSS et de la TVA.

En plus de cela elle avait décidé de démarré une nouvelle activité, un atelier d’adaptation de véhicules pour les moins-valides.

Une concurrence directe avec la mienne…

Heureusement pour moi que la conne était incapable de gérer et à déposé le bilan dans les 14 mois après le décès de mon oncle.

Ce dépôt de bilan à également entraîné la faillite d’Amigo-Europe.

Mais pour sa plainte d’emprunt le juge à plaidé en ma faveur.

 

Durant ces années j’ai également appris que ma mère est décède car un jour j’ai reçu une facture à payer pour un enterrement…

Idem quelques années plus tard concernant mon père.

J’ai du rembourser une somme importante à l’Assistance Sociale (le CPAS) ainsi qu’une facture pour son enterrement…

Lui qui avait vidé mon compte Epargne derrière mon dos…

Haaa, la famille, quel bien précieux…

 

Ma 13eme aventure est dans l’immobilier.

De retour en Belgique je n’avais plus de logement.

J’avais d’abord aménagé une partie de mon atelier en loft.

Mes activités redémarrant bien, me voilà contraint à chercher un autre local ou atelier plus grand, de préférence avec un studio.

Je trouve un petit studio à vendre, avec petit jardin.

Situé dans un petit bloc à 3 appartements, à quelques km de mon atelier. En plus par trop chère.

J’achète ma deuxième propriété, ma première en Belgique.

Mais je désirais également un emplacement dans le garage pour ‘’mes jouets’’. Le propriétaire me fait savoir qu’il désire vendre ces deux emplacements avec les deux appartements du dessus.

Je fais vite un petit calcul dans ma tête.

Si j’utilise l’argent pour mon studio comme acompte pour tout l’immeuble, et que j’emprunte l’argent pour le solde…

Les revenus de loyer payant le remboursement de mon prêt, après 10 ans j’ai mon studio gratos… Et me voilà devenu propriétaire d’un petit immeuble à 2 appartements, 1 studio et deux garages.

Pour l’instant c’est ma banque qui est le propriétaire…

Et pour la facilité dans un futur proche, je crée une nouvelle société qui achète le bâtiment. Et je deviens mon premier locataire…

 

Un an plus tard je trouve une maison avec au rez-de-chaussée un atelier de 450m². Exactement ce que je cherchais.

Et hop, un nouvel emprunt à la banque et me voilà propriétaire d’un nouvel immeuble. Je déménage mon atelier, aménage dans la maison de l’étage et mon studio est loué dans les 10 jours de l’affichage. Tout va pour le mieux…

 

Les 3 loyers payent les appartements et le loyer de ma société Amigo paye l’emprunt de la maison + atelier…

Mais je commence à nouveau à m’ennuyer, entre-temps j’avais fait la connaissance de quelques Thaï dans mon voisinage.

Et me voilà parti pour une nouvelle aventure, cette fois en Thaïlande. Je saute quelques passages de ma vie, car sinon cela devient trop incroyable (ou trop long), et me voilà décidé de mettre un gérant dans ma société et d’aller vivre en Thaïlande.

 

Je fais connaissance de Erwin, et met toute mon énergie dans sa formation. Ma proposition était très simple, et en or pour lui.

Du moins à mon avis…

 

Je vends mon immeuble à trois appartements.

Je lui laisse la gérance de ma société + la Mercedes ML-500.

Je me paye 2.000.€ par mois, tout le reste est pour lui.

Pas mal, non ? Et moi je vais vivre en Thaïlande comme un petit roi.

Mais cet idiot est tellement impressionné par ma vision de vie futur que 6 mois avant mon départ il quitte la Belgique pour aller vivre à Satun, dans le Sud de la Thaïlande à la frontière de la Malaisie…

Il à réalisé mon rêve avant moi !!!

Aujourd’hui il est marié, à un enfant et vit heureux à Satun…

Et me voilà coincé avec mes projets…

 

       

Aujourd’hui j’ai passé le cap de 49ans, il y à quelques années je commençais enfin à être heureux… puis le Tsunami à détruit ma joie en emportant mes amour et plusieurs de mes amis à Khao Lak.

Et moi j’ai malheureusement survécu.

Alors, est-ce que j’ai vraiment de la chance ?

Je devrais dire oui, car je suis toujours vivant et en bonne santé…

Et pourtant…

 

Plus d’une fois le désir du suicide à envahi mes pensées.

Mais je suis probablement trop lâche pour passer à l’acte.

Plusieurs fois j’ai essayé, mais à la dernière seconde je me dis chaque fois que je suis là sur terre seulement pour quelques années.

Puis on verra …

Alors il vaut mieux mordre sur sa chique et continuer son chemin… Après tout il est vrai que d’autres sont encore plus malheureux que moi… Maigre consolation…

 

Une partie de moi me dit que je n’ai pas la permission de mettre fin à mes jours car je ne suis pas vraiment à plaindre, une autre partie de moi crois que je suis trop lâche pour passer vraiment à l’acte…

Oui je sais que cela semble débile, mais je partage ma vie avec 2 caractères opposés dans un même corps.

Je ne sais pas si c’est du au fait que je suis du signe gémeaux ou quoi, mais le fait est que depuis que ma mémoire me le rappelle mon jing et mon jang sont sans cesse en discussion dans ma tête.

Quand j’étais jeune j’étais heureux, un bout en trins qui n’arrêtait pas de déconner et de faire rire les autres.

Mais depuis qu’Ivonne celle qui quelques années plus tard allait devenir la femme de mon oncle, m’avait demandé de quitter la maison et d’aller vivre ailleurs mon envie de vivre ainsi que ma joie interne c’est éteinte… Non seulement je ne vivais plus en contact permanent avec mon Dieu, oncle Georges, mais je devais même prendre rendez-vous avec sa femme pour le voir ! Soit…

Un jour ou Georges et moi discutions ensemble dans la voiture, rien que lui et moi, il m’à dit les larmes dans les yeux que je devais comprendre car il n’avait pas le choix … et je ne pouvais pas lui demander de choisir entre moi ou sa nouvelle famille…

 

Comme vous voyez, j’ai plus d’une raison pour être dégoûté de la vie.

Je ne suis pas vraiment un battant, et la mort me sourit souvent.

Mais a mon âge ce serait un peu con de ne pas continuer à vivre, surtout que mon nouveau projet de ‘’ tour du monde ‘’ me remplit à nouveau de dynamisme positive…

Dommage que j’ai plus un caractère d’égoïste rêveur –aventurier -artiste que d’un requin businessman pur et dur.

Car avec mon passé professionnel je devrais déjà être millionnaire…

Mais je suis loin d’être riche, financièrement parlant du moins…

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